HUITIÈME LEÇON
Des cirrhoses viacdralea éplthAUales en g-énéral
SoMutrnE. — CIrrhOkri bilinire*. — ^Dlioni niatifO h U «Iracture du hM- — AltérstioDH du f.,ip iUn« U cirrbo** biJiftire, — l*ar«ll«lF enlrr k> l'irrlKiseB l)iliaire*. In rjrrhoii' Itrundio-pneumunique, U ciirhuM- Muk (rein contracté). — ti^vrloiipcmcnt embryounairt du loi*. — Uncin* te rirrhuses: épitliilialr ou cnnjonftivef — La lè*im) èpUWUale ni la p*mitre en dale. — XranmrnU a l'appui.
Messieurs.
Ce qui vient diMrc Ail ù [tropos du rein, jn puis le répéler. en quelque sorle mut jifiur mol, au sujet du fofe, en prei)ul pour exemple le gmiiiie îles iiiflnmmalionB înlurstilielles i-hur iiiques, que nous avons étudiées en dét&ii Pan passé, sous le nom (le cirr/iose.i bilinires.
Ce groupe, — vous vous le rappelez sans doute, — comprend, quant à préseiil, les espèces suivantes: i" Cirrbose eïpérimcnialeirienl délerniiiiéc clicz les animaux par la ligature du canal cholédoque ; el, il ce propos, il me vient \ l'esprit que, suivant toute vraisemblance, la ligature de l'urelère déteruiinerail. dans le tissu du rein, des lésions analogues à celles qui se développent dans le Foie, en conséquence de l'occlusion expérimenlalc du conduit d'e\crétion biliaire. 11 \ a là un point de doctrine dont je me propose d'entreprendre bientôt la vérification '.
' Voici Ja relation d'une opériiTCc que noui- avons faiU-, M. GoinbaDlt ei
2° Cirrhose résullant, chez l'homme, âa l*obli(éralion du canal cholédoque par un calcul biliaire, ou de toul autre ob-
moi, dans te laboratoire de la Kaculté, et ilont les rèsuitals tendent, comme nn va le voir, k juslîIlBr mes prévisiooB.
Le 2 avril 1877, on pratiqua la ligalure de l'urelfcre du côté droit chei iin cochon d'Inde màlo adulte. L'animal se rèlablil promplement et le 2S avril. i:t jours aprËs l'opirallon, on le tua par le chlorororme.
Juto/itie. — Rien ft noter du cAIé du pérîioine, à part une adhérence eolluleuiieile l'inleslin grêle au niveau de la plaie alidominale. Rien & noter du eût* de» visctres autres (jue le rein droit.
Uretère droit, aii-'lenut île la ligalire, trts distendu, gros comme une plume d'oie, sinueux, rempli par un liquide Iroubte, jountlre. Au-dessous du lien constriclHur, le conduit bien que moins volumineux qu'au-dessus, eonserve encore un calibre bien supérieur \\a fols au moins] à celui de l'urelèrc gauche. Le liquide qui distend l'urelÈre. examiné au micrusuope, renferme une grande quantité de globules de pua.
Rein •Imit. — Volumineux, d'un volume double de celui du eûté opposé, pAle, jaunAlre, h surTaee lisse, parsemée de petites taches plus pftles. L'auiipientation de volume du rein droit tient uniquement h la distension du bassinet par un liquide analogue A celui que contient l'ureltre. Une incision pratiquée sur le rein montre une dilatation considérable du bassinet et un aplatissement complet de la papille. Ln substance rénale, dans son ensemble, est moins épaisse que dans le rein normal. I^paisseur de la subatancu rénale mesurée au niveau d'une coupe passant par la papille : Hein droit, S "o. Hein gauche, 14 ■°'°. Kpaiïseur de In substance corticale : Reiu droit, S »■. Hein ^nauche, 5 ua. Les gros orilices vosi-ulaîres, situas à l'union de la substance corticale et de la substance tubuleuse, sont beaucoup moins visibles que ceux du cdtè sain.
Examen microscofiiqur. — La capsule llbreuse du rein est très épaissie aux dépens de l'atmosphère adipeuse dont la graisse en a disparu.
Siibilanee médullaire. 1" Papille. Les gros canaux collecteurs de la papille •lonl notamment dilatés. Ils possèdent un épilliélium cubique moins élevé qu'4 l'étal normal. — Leur eavité est remplie par de petits éléments ronds analogues aux leucocytes; peut-être ces éléments sont-ils le produit d'une desquamation èpithcliale très active. Dans l'intervalle des gros canoux eoltecleurs, le tissu conjonclir a quelque peu augmenté d'épaisseur et est infiltré d'un eerlaln nombre d'éléments embryonnaires.
Dans la substance médullaire pi-oprement dite, les tubes sont dans l'ensemble dilatés, tapissés par un épithétium cubique et remplis |)0ur la plupart de cellules épithélialcs desquat^iées, petites et arrondies. Ces canaux Hont séparés les uns des autres par des traînées de tissu conjonclir embryonnaire.
Siibilance corlirale (Fiq. S5>. — Comparons cette figure ft In Fig. 26, qui représente les parties homuloh'ui's du rein gauclie, non altéré, du même nnimal. Les pyramides de t'errein présentent, d'une ttiçon générale, les altérations signaléos & propos de la substance médullaire. C'est dans le labyrinthe que les lésions sont le plus accentuées. Du cdié du tissu interstitiel, production exubérante de ce tissu, K, B, lantûi h un état d'organisation plus ou moins avancée, tanlAt complètement embryonnaire, d'où épaississemenl des travées intercanaliculaircs. Ue distance en distance, les leucocytes inQltrent le tissu en telle aijondance et sont tellement rapprochés les
fU aRSHOMi llUAIMt
sUcle au cour» de la bile daui a ooadull ; eofio, 3* la cûilwH hji»crlri>i)liî(iiie avec icière.
obs»rv« tantAl siilour des lubr.* urinilcrc», uniAt dans itlomirule, Urili^t pri-i il'uni! «rtt're,
Titbet cnloume' (A, A.^ — Su priaiitr ■Ixiril, 4|u«li|ues-HlM
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