STRUCTURE DU FOIE
Avant d'enirer dans le détail des faits qui permettront d'éta- ^blîr le parallèle que j'ai en vue, il me paraît indispensable de rappeler quelques traits de la structure du foie. Vous savez ; comment les canalicules biliaires forment, dans les espaces et les fissures qui séparent les lobules hépatiques les uns des autres, un réseau de conduits présentant une paroi propre, tapissée d'un revêtement épithélial cubique, c'est-à-dire se rapportant au type cylindrique qui règne dans toute l'étendue des grandes voies biliaires. Les conduits, qui forment ces réseaux, communiquent, ainsi que l'injection l'a démontré, à plein canal, et sont en continuité avec le système des conduits biliaires inlra-lobulaîres ou autrement dit des capillaires biliaires. Ceux-ci, comme les conduits interlobulaires, s'anastomosent entre eux, de manière à former un réseau ; mais ils s'en distinguent principalement en ce que leur lumière est comparativement très étroite, et qu'ils ne possèdent pas de parois propres. Ils sont constitués, en effet, par de simples dépressions qu'on voit sur un des côlés d'un certain nombre de cellules hépatiques, formant dans le lobule une même colonne ou travée.
ment rempli par un épithélium granuleux, comme cela s'observe à l'état normal {Fig. 25), on a sous les yeux un tube pourvu d'un revêtement très régulier' de petites cellules cubiques Fig. 26) et dont la cavité est complètement vide ou occupée par un amas de petites cellules rondes. Kn outre de ces tubes volumineux et qui sont peut-être les moins nombreux, on en trouve un grand nombre d'autres, également tapissés par un épithélium eubique, mais tout à fait aplati et qu'il n'est pas toujours facile de difTércncier des vaisseaux sanguins et même des amas leucocytiques qui appartiennent au tissu conjonctif. Enfin, on retrouve de distance en distance quelques tubes contournés pourvus d'un épithélium possédant encore plus ou moins nettement les caractères de l'état normal. A part les petits vaisseaux, qui, plongés au milieu d'une gangue conjonctive enflammée, ont des parois embryonnaires, les gros vaisseaux n'ont pas subi dans leur structure de modifications bien profondes, les parois des grosses artères en particulier paraissent saines.
Quant aux glomérules de Malpighi, il est difficile de décider s'ils sont plus riches en noyaux qu'à l'état normal. Seulement l'endothcliuni de la capsule de Bowman est en général plus volumineux. Nous nous proposons de multiplier et de varier cette expérience que le cochon d'Inde parait très bien supporter.
RO rrtii'CTini; ne roic
L'aiiatumie com {iari-L> pertnot d'aiUeuN de nmeoer odu structure, en appareac^ si caiiipliquèe, ti «normale daatl'tïl>ëce, au lype de c-oll^l^u<rli(ln des autres appareils ffltBdalaireï. Ainsi, chez la couleuvre', les paroi» du caoal glMrftlaire soiilreprësenti-os par les parois des m*«eau& sanginv. lesquelles sont en runlucl iiiinu^dîal avec une dn faces d<i colonnes de cellule- Iv-paliques. L"» cxpilluire^f Liliaire» tiv M>n! aulrc chose que lics ■■T'paci':^ rit^rv^g dans l'interviillo nrrangées de cellules hépatique» rtenaal h une rot^œr ci'
lonnc ou travée. lU cûiiiiQuiiiqucni linoiemont avec let oœ-
duils encrcteurs liliiiire* iiuî, eux, ont une paroi propre reif- | tue par un épillirijum ruhiiiue ou cylindrique. La s«i' dilTérence fondumentule qui existe, au [iuîdI de tue que uou» envi^aftoons, enlrç le fuie cl les aulrej: appareils gianduhire*, est que les coiidiiîls inlrn-lubulairps ou capillaires biliaires ramifiés, ;iu lieu de re-tcr isolés les un> dis flulrc» (-l de. sr h ;miner en un cul-de-sac ou dans un renHemeot eu ampoule, s'anastomosent de manière iL forniurun réseau, disposilion que préàfinlcnt déjà, d'ailleurs, les conduits excréteurs biliaires. Kn supposant que cette diîiposilion réticulée n'ezislAt point et que les lelhites hépatiques dune même colonne Tussenl enveloppées d'ujie pami propre, on aurait l'apparence représentée dans un sciiéTua inf;ériieusiinie[it cunstruit [Fig. 27) que je trouve dans la récenle piihlication 6e M. Farabeuf. (Cours (T/iisloloyir, leçon xni, p. ^. Paris. 1877.)
' Voir I.-S £f;-on.( sur Us maladi- du /■«!>, |i, i->, 11.
CIRRUOSE nYPËRTROPHIOUË 87
Les colonnes de cellules hépatiques, avec leur espace capil- ' laire réservé au cenlre, sont comparables à des culs-de-sac ' revêtus de cellules d'épithélium glandulaire en continuité avec le revêtement épithélial cylindrique qui tapisse la partie du ' conduit représentant le canal d'excrétion. Vous voyez sur le : schéma que la dernière cellule cubique du conduit d*excré- > tion est en contact immédiat avec la première cellule hépatique de la rangée correspondante \
Ces détails étaient nécessaires pour faire bien comprendre le genre d'altération que subit le foie dans la cirrhose biliaire. En pareil cas, dans le lobule, les colonnes de cellules hépatiques tendent à disparaître. La lésion s'accuse d'abord à la partie périphérique du lobule, et elle s'étend progressivement vers la région centrale, occupée par la veine intra-lobulaire. Elle s'opère par le mécanisme suivant : les rangées de cellules hépatiques d'une môme colonne sont remplacées successivement par des cellules épilhéliales cubiques, en tout semblables à celles qui existent, à l'état normal, dans les canaux interlobulaires. En même temps, la colonne cellulaire ou autrement dit la série de cellules cubiques qui, désormais la représente, diminue de diamètre et, du même pas, il se forme autour d'elle une couche conjonctive embryonnaire plus ou moins épaisse qui la sépare des vaisseaux avec lesquels elle élait autrefois en contact immédiat {Fig, 28). Quand le processus est parvenu à son plus haut degré, ainsi que cela se voit quelquefois dans la cirrhose hypertrophiqiie, on ne trouve plus dans l'aire du lobule, où s'est développée une gangue conjonctive luxuriante, qu'un réseau de canalicules semblable au réseau des canalicules interlobulaires et qui s'est, en quelque
< Ces vues relatives à la structure de la glande hépatique se trouvent confirmées par les récentes recherches de MM. Kelsch et Kierner. (Arch» de physiologie, 187G, p. 771).
88 MvtUH^KMtST KHIRTOKMaiHE »C FAIE
iiorlc, subslUué ait réjcau que rorme, dans l'étal nomiil, li
uaslomnse ém colonnes de rellulci hépaliques.
Tfl est le (IcrniiT tiTioe de l'altéralion. Tous voyei qon râsultnt d^Qnilif rappelle la disposition sur laquelle Douésislions loul à l'heure 11 propos du rein el du iroumi'D. Ceslie le lieu, pour compléter le parallèle, de faire inlerreoir, pourl!
flji- tt. — CirrKDte hvptrlrefh'qt du c/iml. (11*1 Lo nnij-t pe^Mrnlt 1* bard d'il* lahuJt du (nli, tu n<ruisU> fuoiMllan, A, A, M roallBU'iil *••<- 1» ru rintiH. luIMt ■>• unct 4M nalni par do MtIi ^
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CIBHBOSES DU FOIE, DU l'OUMON, llV flEI^ : l'ARALLKl.E 89
(lu lype cylindrique. Cientôl, ils poussent dans la masse iiiésohlaslique des prolongements nimifiés qui se ramifient euxmêmes et s'anastomosent. Les ramiûcations ultimes constituent dans l'amas niésoblastique un réseau serrô de conduits solides remplis de cellules liypoblastîques. Suivant Poster et Dalfour, les prolongements creux des diverlicules doivent être considérés comme les rudiments de l'appareil des conduits biliaires, tandis que le réseau forma par des cylindres remplis de cellules hypoblasliques représente le parenchyme hépatique du foie adulte. Supposez, en effet, que chacun de ces cylindres, plein de cellules, représente un conduit dont la cavité est presque effacée, et vous retrouverez les principaux linéaments du plan de la structure du foie de l'adulte, telle que les travaux de Hering surtout nous l'ont fait bien connaître.
Si, aprfcs cet aperçu sommaire, vous vous reportez aux détails des altérations de la cirrhose biliaire, vous ne manquerez pas àcoup sûr d'ëlre frappés des analogies qui rapprochent, au point de vue de la texture, le foie ainsi altéré, de l'organe hépatique considéré dans la première période du développement embryonnaire.
Sans vouloir insister plus longuement sur la comparaison que j'ai essayé d'établir entre les cirrhoses biliaires, la cirrhose broncho-pneumonique et la forme de néphrite interstitielle qui, dans le langage de l'analomie pathologique macroscopique, s'appelle le rein cotUractc, je relève cependant encore une fois les traits de ressemblance qui |iernielteiit de rapprocher sous un chef commun des affections Irès diverses par le nom de l'organe qu'elles occupent et par l'ensemble des symptômes qui les révèlent pendant la vie. En somme, deux éléments principaux sont ici h. considérer : 1° Modiûcalions du revêtement épithétial glandulaire, de provenance bypobluslique ;
90 OUOlM' Kf-tTIltUALK DES aHRaOE» nflCKMJtLEk
2" modiGcaLioiiM de U (laroi i-onjonotive, de proveoutociié' sobUstique, qui s«rl de stipport & co revAtemeoU
Si l'on envj>inf^e mnintenaiil le point de vue paUK^éiûqM; il 7 a lieu de n>clit.Tcb(>r ^î ces deux éléments ont U mèw valeur, si les deux nr<Ir*>» de triions se déTeloppent p«nllU»ment, ou si, uu coiilrnirt?, l'une d'elfes prAcède l'autre eléomine en quelrjiie sorte la silualion.
En d'autre», terme», l'ëpithitlii' — tt-il ilFècU en prfiDierGM et les lésions dont il souffre se mani<|ueiit-e]tes Mtcood» remeiit aux (issus sous-jacenig, ou bien rallènlloo de k gangue conjonctive prôcôde-l-eUe, au contraire, celle Mi ré[uihëlium est Ifliiiège; ou enfin, tes deut éléments aDatooNK pathologiques ïtonl-ils conteropurains, faut-il leur accorder b même valeur pathn^énique?
Lesquestio[i» (pu vicrincnl d'être posées sont certainement fort iiiléressaiii(!s au point de vue de nos éludes parti culidres. Je ne vois pas )jii<>, dans l'élal actuel des choses, elles pubMiil ëlre déûiiitivtM)i«!nt ré.solues ; il est légitime cependant d'en rechercher la iM.Julioii la pin» vraisenjbiuble.
A.prés un examen de toutes les circonstances, j'incline à croire que la lésion épiihélialc est la première en date, l'origine et le point de départ de tous les désordres, et je vous proposerai, en cnnséqiieiice, de désigner sous le nom d'épUAé' lia/es les cirrhoses viscérales, quel que soit l'organe qu'elles ntrecleiil, se présentant douées des caractères acatomiques que je m'efforçais de faire ressortir tout à l'heure.
Je voiH demande la permission de passer rapidement en revue les divers arguments sur lesquels se fonde ma manière de
Nous sommes coTiduits par ce qui précède à entreprendre une courte incursion dans le domaine de la physiologie pathologique générale desépithcliums.
RÉGÉNÉRATION DES ÉPITQÉLIUMS 9i
Tout porte à croire aujourd'hui que les tissus épithéliaux jouissent d'une existence, jusqu*à un certain point autonome, indépendante de celle des tissus sous-jacents qui leur servent de support. Ainsi, dans les conditions pathologiques, par exemple, les épîlhéliums peuvent se modifler dans leur forme, se régénérer, se multiplier sans le concours, ou tout au moins sans la participation directe de la gangue conjonctive sur laquelle ils reposent, sous la seule influence des liquides interstitiels, influence nécessaire à Tentretien de la vitalité de tous les tissus.
a) L'activité propre d'un épithélium ancien, préformé, son influence directe sur la génération et la multiplication des cellules épithéliales de même ordre, détruite par une cause quelconque, a été mise dans tout son jour, par des expériences récentes.
On savait depuis longtemps qu'à la surface d'une plaie en voie de cicatrisation, le développement du revêtement épithéliai nouveau, se fait d*abord au contact de Tépithélium ancien, et procède ainsi de la périphérie de la plaie vers ses parties centrales.
L'influence exercée sur la régénération et la multiplication des éléments cellulaires nouveaux, par les cellules anciennes est ici déjà manifeste. Elle a été mise hors de doute par une expérience ingénieuse qui a eu son retentissement dans la pratique : il s'agit de la transplantation de l'épiderme, imaginée par M. Reverdin. Le lambeau transplanté doit comprendre dans son épaisseur, la couche vraiment vivante de l'épiderme c'est-à-dire une partie du réseau de Malpighi. Sans entrer
9t atOKStltAJtùn M.* BtlTUÉLU'Ha
dans le détail de celle expérience remarquable, je raf^llMi que le larabeau transplanté contracte! blenlAt des adbérent«< ovec le ti^gii de grnntilalion qui ftirme le fond de la plaie H que. consécutive ment, on vnil «ur \tti bard« de c<>lte sorte it grefTe, t-e former l'épidf^rine Dunveau, qui ron5l)tue un AN dont les bord» s'étendent de jour en jour. M. Sch veoîoger dm ce« derniers temps, a vari* l'eipérience, el il a montré qne li lran«ii!anlatii>n d'un cheve" "■■■■■•«"i coet>ro une partie de a gaine épidcrraiqtie, peut di dément le poiol de deforl
de la formation d'un llol épideni c.
fi) V.ne autre série d'e\périeDcei> e*l plus propre eumn. peiil-6lre, ({ue la précédente t montrer l'indépendance doal
- ta timwit. CM* MIaa >■■!■■». — W,at
jouis^entles éiiitliéJiiims à l'égaril des tissus sous<jaeeols. Bits appartienent à M. Z.ieloiiko {SckitUzes Archiv. 1873).
La cornée d'une grenouille etit extirpée et introduite, aussitôt après l'opération, dans la cavité du sac lymphatique sousculané d'une .lutre grenouille bien portante. On a eu le sois d'introduire cette cornée repliée sur elle-même, de façon que sa surface externe ou éj>iderniique, regarde les parois du sac lymphatique (/*'/'/, ;J9). Bientôt, il se forme autour du coi^» étranger une sorte de fausse menilirnne ou kyste fibrineux qui ne s'applique pas iiiimi^di^itcment sur la f^ce épidermïquedela cornée, mais en reste séparée par un espace. Or, bientôt li cavité en question se trouve lapis-éc dans toute son étendue par son épitliélium régulièrement disposé, de manière à rap-
HÉGËNÉRATION DES ÈflTUÉUUMS 93
peler, à part la mullicipUté des couches, le revêtement eado< thélial d'une membrane séreuse. On peut suivre pas à pas, dans celle expérience, le développement du revélemenlépilhélial nouveau, qui, de la surface de section de la cornée, s'étend progressivement sur la Eace interne de Tenveloppe fibreuse. Ainsi, au contact de l'épilhélium ancien, l'épilhélium nouveau
se régénère et se répand, se greffe, ft la surface d'une membrane fibrineuse c'esl-à-dire non organisée.
c) C'est ici le lieu de rappeler que les produits de la vOgé- Islion d'un revêtement épilhélial peuvent non seulement se répandre en surface, mais s'étendre encore dans l'épaisseur
U4 n^GftxtiiATluK DES tnraeuiru: cjukxs
et la profDndeur de* ti*su« sous-JK«nls, fc la mnnî&n! d*appe>dices iligîtiforiiie*, par le m^oani^niA de l'invagiruilion. O p(*> cédé rappelle If miidc de dévcluppcmcnl des glaodrs tel fi3
sobeerve daiiK In pèr'uxln embryonnaire, tulvanllr» detcii^ lionR de Reiniik H de Kolliker. U'apr^ cca «iitenr», toutlt savez, quand une ^''■'1''^ "'■H aii-d<*«wu«i d'une siiribce cwk verte d'épilbi^lium, il part du la hce profonde du revAtemeil. de provenani'e èpiblaij'r ' rfceon qui «'enfoncf fi>
gressivemeot dans l'^pai nus sous-j«eeolA, de pn-
vcnance méso h Institue, et et bt» eoo est eonstihié d*abofii par des celluk-s du nirme ordre qu. celle qnî fnrtnc répith»liutii dont il provient.
C"e!i{ sur M modèle ijue paraissent i« former certains rancers, — toui Ips raiicers disent «juplques auteur*, entre aulits M. Wuldeyer — qnelquevuna d'entre eus te fortoeut certaiiw ment ainsi: tes «^pilhOiiomes pavimenleiii, |)ar exemple, H ausi-i les cylindrique". Cr mode de développement est tidle» ment mis en < vidence. dann le cas du cnncrolde, dans les premières périoi!<>- lie son déveln|ipemenl k In surraee de la peaa. On voit, en \.:nr\\ ims. Mir des couper pr.ilii|ni:-es [i^rpendicolairemenl à la surf:ii-e du tégument externe (Fi'i^. 30), des pro* longenienis ô[it(héliauv parlir soit du fond des sillons înterpapillnîres, soit di's i,'I;iiides sébacées des follicules pileux, el pénétrer dans r(''pai>seur du derme sous forme de doigts de gant. Ces appendices ('piihélianx sont en quelque sorte comparaiiles aux acinii des filandes en rui-de-sac ou en grappe. Il est Jt remarquer, Inulefiiis, qu'il ne s'agit pas là d'une structure épilliéiiiile régulière. Kn effet, ainsi que l'a depuis longtemps relevé M. Coriiil, dans le pnjlo[if,'emeiit épiltiélial, les cellules n'offrent pas un arraiij,'enienl régulier, et, déplus, elles ne sont pas séparées du li-su au srin duquel elles plongent par une (unique propre.
La formation de semblables prolongements épilhéliaux ne
CIltRIlOSES ÉPITUËLULI^S DS
i voit pas seulement, il importe de le faire remarquer, dans ^cas du cancer. Elle s'observe dans le lupus, dans l'éléphanlissis, suivant les recherches de M. Friedlander. On l'obsene IsEi, d'après le même auteur, et ceci nous ramène au chapitre } pneumonies chroniques, dans l'épaisseur des parois bronliiquos, chez les animaux où l'on a réusssi à produire expé- *TÎmentalement la pneumonie catarrliale prolongée. (Cari. Friedliinder. Uif/>e?- epicheluiucherung ttnd Kreès, fig. 8, pi. i. Strasbourg. 1877).
Je pense en avoir dit assez, Messieurs, pour faire ressortir la prédominance du rôle des lésions épilhéiiales dans l'accomp]issemi.'nt de certaines altérations palhologiques. car il est au moins fort vraisemblable, que, dans tous les cas que je viens de citer, la lésion des tissus sous-jacents est un pliênoméne secondaire, en quelque sorte accessoire.
Pour en revenir maintenant aux cirrhoxes que je proposais d'appeler épithéliaUs. la réalité du fiiil que j'essaye de mettre en relief, déjà rendu 1res vraisemblable par tout ce qui précède, le devieni plus encore peul-ÔIre dans les conditions expérimenlales.
Je rappellerai que les lésions de la ciirliose biliaire sont, ainsi que nous l'avons montré, M. fiombault et moi, imitées pour ainsi dire, en conséquence de la ligature du canal cholédoque. On voit, en pareil cas, l'alléralion se répandre de prociie en proche le long des canaux biliaires et s'étendre peu à peu jusqu'aux capillaires biliaires întra-acineux. Il est vrai que, dans celle expérience, l'énorme végétation épilhéliale déjà plusieurs fois signalée, ne se montre pas nellemenl dégagée de la parlicipation du tissu conjonclif sous-jacenl. Hais il n'en n'est plus de même dans le cas de la pneumonie épîthéliale prolongée, consécutive h la section des récurrents. L'analyse que nous vous avons présentée des lésions qu'on observe
!I6 PKBUMOitiBt oiTia-iioris binu riRftnîBo
en pareille circonitaoee, d'apr&s les Iraraux de MM. Frio
derel Olto-Frey, monUe que les «ll^raliont porleol, à I
gine, uniquement sur le rcvAlttment ^pilhAlial. el qa
pneumonie, ainsi produlto, est, par-dessus loul, dm p:
monie épiihéliale, avaal de détenir ane paenmontc tnle
lielle.
L'înlérAt pratique qui s'allarhe aui dîstiDctiona que je c che k faire prévaloir — tli->linclit>n» subtiles en appare peul-èlre, au premier alM)r(l. — ne pput manquer de resa à vos yeux, si vous voulf j: Lien vous reporter à l'hisliiire cirrlio^es hépatiques et réiiali^s. U'Ilo que je vous l'ai pré*e dans le cours des précèdenles année*. Les cirrhoses bilîii ou aulrement dit épilh('liulo», ronslîtuent d^^omiais. on ] le dire, aillant d'espèces analomiquefi absolument distincte la cirrhose vulgaire, et auiqnelIeH »e rattache, pendant U un ensemble symplomaliejue particulier k chacune d*el1ei quel permet d'établir, dans la majorilé des cas, le diagno J'ai appelé aussi, autreroi", voire alleniion sur les differv tant analomiques que cliniques qui séparent les unes des ai les diverses formes de mnladies rénales, naguère encore globées sDus la dénominalion i-uiiimune de malndic de Bi chronique.
Il est A espérer. Messieurs, que des éludes, conduiles d"a les méuies principes, noun pprnieltrimt de débrouiller le c encore très cuiifus des fiiieiiriioures c/inmiques diles fibnn Dés à iirésenl, il e'^t crrLain qu'A rfkttï de la pneumonie c nique d'origine calarrhile, el que je proposai'' d'appeler la l'heure cirrhose épithéliale du poumon, et dont je vous ai sente déjà, par anlicipaliun, une e^qnissi- analomo-paiho! que, que je me réserve <i'acCRntuer plus lard, il existe d'au espèces de pneumonies fibroïiles, bien dislincles, au ui analomiquemenl. Telle est, par exemplp, lu /meimiotiie c uiqtie consécutive à la pm-niivinir hlmirc uitjiii. Telle est a