‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 5)Chapitre 45 sur 121 · STRUCTURB DU POUMON : RÉSUMA · texte numérisé non relu

STRUCTURB DU POUMON : RÉSUMA

thologique de la phtisie ulcéreuse, que M. Charcot a réédifiée sur des bases plus solides.

A. Le tubercule miliaire de la phtisie chronique est un nodule péribronchique, el par \k s'accuse déjà Tunité de plan de structure des diverses productions tuberculeuses. Celte question de siège est un des points les plus importants de Tanatomie pathologique de la phtisie chronique, et M. Charcot Ta traitée dans tous ses détails.

C'est Rindfleisch qui, le premier, a eu le mérite d'étudier à ce point de vue le tubercule miliaire.

Voici en quelques mots ce qu'il a observé à ce sujet. Lorsque la phtisie chronique commence à se développer, la lésion se présente, dans le poumon, sous la forme de petits nodules grisAlres, résistant au doigt, un peu transparents, dont la dimension est de i millimètre 4/^ environ, et qui présentent le plus ordinairement la forme d'une fenille de trèfle, quelquefois avec la tige qui la supporte. Ces petits nodules se réunissent par confluence et s'agrandissent ainsi: ils forment alors des masses arrondies ou déchiquetées, portées, à la manière des feuilles d'un arbre, sur des branches plus volumineuses qui représentent la tige. Tel est, en effet, le véritable aspect microscopique.

Quelle est donc, à Texamen microscopique, la structure intime de ces folioles ? Mais, pour bien comprendre la description de Rindfleisch, il faut avoir bien présentes à Tesprit certaines particularités de la structure du poumon. Voici cette structure telle qu'elle a été exposée par M. Charcot.

Le poumon de l'homme se compose :

1* De bronches ou tubes ramifiés apportant l'air aimosphérique;

2"* De sacs respiratoires formant la masse pulmonaire ;

3** D'une enveloppe commune, la plèvre ;

236 STHUCTUBE DU POUHON : HÉStXË

4° De vaisseaux sanguins et lymphatiques et de nerfs.

Les ramifications des bronches sont alternes, puis dicbolomiques ; la dernière bronchiole aboutit à une ampoule cloisonnée, qui représente exactement le poumon primitif du batracien supérieur. Les ampoules, par leur réunion, conslituenl un acinus, et les acini, par leur réunion, constituent le lobule, petite masse polyédrique de 1 centimètre de diamètre environ.

De même que chaque lobule aune bronche indépendante de la bronche du lobe voisin, de même chaque lobule a une bronchiole qui ne communique avec celle du lobe voisin que parla bronche qui leur a donné naissance. Cette bronchiole pénétre dans le lobule et le traverse dans taule sa longueur en s'y subdivisant.

La bronche inlra-lobttlaire, à son origine, a un diamètre assez grand {1 millimètre : Sappey) ; elle se divise en rameaui qui se détachent à angle droit ou à angle aigu et se subdivisent eux-mêmes jusqu'à hàrouchiole terminale. Cette bronchiole est la fin du système canaliculédes bronches et le commencement du poumon, organe d'hématose. En effet, elle se divise elle-même en ramuscules de premier, deuxième, trois elle porte sur ses narois des aUx^oks

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