CANCER UTÉRIN : TBROHBOSES ARTÉRIELLES
On conoatt, de longue da(e, les oblitérations fibrineuses des veines q\û se préaenlenl si communément dans les périodes avancées des aCTections cancéreuses, en général, et, plus particulièrement, dans les cas de carcinome utérin. Ons'sccorde à reconnaître aujourd'hui que ces oblitérations fibrineuses reconnaissent pour cause principale une modification particulière de lit fibrine du sang, désignée par Vogel sous le nom d't'nopexie.ÏBÀ recueilli, dans ces derniers temps, un certain nombre d'observations qui me paraissent propres il établir que. dans ces mêmes circonstances, et vraisemblement, sous l'influeDce des mêmes causes, la thrombose artérielle peut se produire tout aussi bien que la thrombose veineuse; celle-là, à la vérité, bien plus rarement que celle-ci.
Chez quatre femmes, atteintes de cancer utérin, l'oblitéra- Uon absolue de l'une des artères sylviennes par un caillot fibri- Deux, a produit le ramollissement des parties correspondantes
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prodromes. Il y avait eu tout à coup hémiplégie complète, absolue, avec flaccidité des membres et persistance des mouvements réflexes; la face était déviée. Jusqu*à l'époque de la mort, qui avait eu lieu deux ou trois jours seulement après le début, les malades étaient restées dans Tétat comateux.
Encore chez un sujet atteint de cancer utérin , Y oblitération de tune des artères fémorales par un thrombus a produit une paralysie subite et complète des mouvements, ainsi qu'une anesthésie cutanée à peu près absolue du membre correspondant. Les battements artériels étaient tout à fait supprimés. Le membre était froid et couvert çà et là de taches livides. La mort survint avant que le sphacèle se fut déclaré. Dans ces cas, comme dans les précédents, les veines principales des membres étaient oblitérées par des caillots décolorés, et évidemment de date ancienne.
Je rapporterai également à la thrombose artérielle deux cas de gangrène sèche de plusieurs doigts de la main, observés le premier, chez une femme atteinte de cancer gastrique ; le second, chez une autre femme qui présentait un vaste cancer du sein^ en cuirasse. L'autopsie a fait reconnaître, dans ces deux cas, Texistence d'un thrombus qui occupait Textrérailé inférieure de Tune des artères humérales et se prolongeait à une certaine distance, dans la cavité des artères cubitale et radiale correspondantes.
Les cavités du cœur gauche, les veines pulmonaires, Taorte ont été explorées avec soin chez tous les sujets dont il vient d*6tre question ; il n'y existait aucune trace de concrétions fibrineuses ayant pu donner lieu à une embolie. D*un autre côté, les tuniques des artères oblitérées parles caillots étaient tout à fait saines. Pour expliquer la production de la thrombose dans tous ces cas, il ne reste plus guère, par conséquent,
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qu'à invoquer rinfluencti d'une altération particulière Mu sanç analogue à celle qui, lorsqu'il s'agît du sang veineux, permet de comprendre l'existence si fréquente des concréUons sanguines veineuses, chez les sujets aOiaiblis par une maladie de longue durée.