RÉTRÉCISSEMENTS CONGÉNITAUX
pagne presque toujours ces rétrécissemenls, donnera lieu, chez quelques sujets, à des^palpitations plus ou moins intenses. On a constaté d*autres symptômes d'une gène de la circulation, parmi lesquels la cyanose, la dyspnée, les hémoptysies, occupent le premier rang. Des indices de congestion cérébrale ont été quelquefois observés. Enfin, à une période plus avancée de la maladie, on voit survenir de Tœdëme et des épanchements liquides dans les cavités séreuses : mais le fait est rare.
Le diagnostic est quelquefois possible (Skoda, Walshe). Il s'appuiera principalement sur les phénomènes vasculaires. L'existence d'une circulation supplémentaire et la dilatation des artères périphériques feront soupçonner une sténose aortique, et les antécédents du sujet permettront de distinguer un rétrécissement congénital d'une oblitération accidentelle, dont le début remonterait à une période moins éloignée, et se rattacherait aux symptômes de quelque maladie antérieure: d'ailleurs, la paralysie des membres inférieurs, fréquente dans le second cas, ne s'observe guère dans le premier. Une oblitération de Tarière axillaire (Bamberger) pourrait, à quelques égards, simuler cette maladie ; mais l'exploration du pouls radial et crural ne laisserait subsister aucun doute sur la vérité.
Lt pronostic est moins grave qu'on ne pourrait le supposer au premier abord. Chez plusieurs individus, la vie s'est prolongée au-delà de ses limites ordinaires : le malade de M. Reynaud avait 92 ans, et celui de Hœmer était un officier autrichien qui avait pris une part active aux longues et rudes guerres de l'Empire. On admet généralement que les affections du cœur ou des poumons offriront, chez les sujets affectés de cette infirmité, une gravité exceptionnelle. Sur 25 cas rassemblés par Rokitansky, la mort a eu lieu une fois par rupture de l'oreillette droite, une fois par rupture du ventricule droit ; trois