IV. flg. H
C'est sous cet aspect que se présentent p. , „- ^ j^i^ la plupart des coupes et c'est ainsi que J'^*- "^"v» t™"»™»!» je vous ferai reconnaître ce réseau sur b. cunuimi» MiMnt rai ane belle préparation qui m'a été conflée p» moiiMiaiM daH»!^ par H. Hanvier. ïlil^' d«ï'^7.i.?'*'~'
3* Examinons maintenant une coupe faite perpendiculairement à la direction des vaisseaux radiés. Vous connaissez la disposition générale d'une telle coupe (Kolliker, fig. 310) ; si elle est très mince, autour de chacun des petits carrés que figure la cellule hépatique, dans l'intervalle et à égale distance des orifices ménagés pour le passage des vaisseaux sanguins, voua apercevrez sur la ligne de séparation de deux cellules ToisineSt de petits pertuis remplis par la matière colorante. Ce sont les sections transversales des canauzcreusés sur chacune des faces latérales de la cellule. Si la coupe est épaisse, de manière à contenir une ou deux couches cellulaires, vous voyez, comme sur la ligure 5 du mémoire de Hering, chaque orifice vasculaire entouré à distance par un système de ntaillea quadrilatères. Cela résulte de l'agencement des canalicules sur .les sommets tronqués de l'octaèdre. Ces dévelop-
è» Tf«B
La dft!îrîb«î>:« rsMrmk <les caBalicales biliaires capil- »:«a§ étaatt snSsiBBfBt coMB«e. WMts derons ^^^mingr et plas près knr <r»cîare. ObI-îIs «ne piroî propre, indépendante de la ctil:a}«, à la saHacr df laquelle ils ne fieraient qne ramper en t laissanl tontefoîsnne cBprdnIe, — on bien ^>nl-cf de sûnple^ sillons, pr>daîts par dépression à la périphéfîe des oeUales, une s->rte d'empreinte effectnée aux dépens de la coQche la pins svperficielle dn protoplasme, rappelant les sillons qoe tracent les racines de certains arbres à la surface des pierres dans les interstice s desipieUes riles pénètrent T Cette dernière opinion est oeUe de beancoop d'antenrs, de Bberth et de Herinir entre antres. Seulement, sur le passage du canal, suivant Eberth. le protoplasma subirait une espèce d*épaissîssemenU d'induration formant cuticule. Henle, non plus, ne pense pas qu'il y ait de paroi propre. Il invoque» à l'appui, un arsrument de Scbweîsrsrer-S<^idel : Quand les canaux capillaires sont injectés à la gélatine, ils peuvent se détacher des cellules, cela est vrai, mais si Ton fait chauffer la platine, elle se dissout et il n*v a pas de résidu, il ne reste pas de paroi (1).
Toutefois, les arguments en faveur de Texistence d*une paroi distincte sont assez nombreux. Chrzonszczewsky avait déjà remarqué qu'après finjection dite physiologique {2>, les
(t) Virchow*$ Archio, 1863, Bd 27, p. 56S.
(2) L*iiÛectioo dite physiologique se fait sur Taninitl idTant On introduit à plusieurs reprises daas la veiat jugulaire une eolulion froide de carmin dMndigo. On tueranimal deux heures après et l'on aperçoit alors le liquide bleu dans les reins et dans le foie (vésioale dn flel, gros oananx biliaires}. On flxe riqjection par Talcool. Chaque lobule est entouré par
STRUCTURE DEâ CAPILLAIRES BILIAIRES. 35
préparaiioos par dissociation ont souvent pour effet désoler dans une certaine étendue les canalicules renfermant la matière à injection. Tout récemment, Fleischl (1), dans des préparations traitées à Taide du pinceau, serait parvenu à isoler le réseau des canalicules dans une certaine étendue.
Il y a six ans, un anatomiste français, dont la carrière a été malheureusement trop courte, serait arrivé à mettre en évidence une disposition qui donnerait à la paroi du canalicule une indépendance plus grande encore.
Son travail a été présenté à Y Académie des sciences en 1870, et une note assez longue, accompagnée de planches relatives à ces recherches, a été insérée dans le journal de M. Robin (1874). Legros faisait pénétrer chez des animaux dans les voies biliaires, suivant une méthode dont il serait trop long de reproduire le détail, une injection composée d'une solution de gélatine et de 4 /600 de nitrate d'argent. Au contact avec la paroi des capillaires biliaires, Targent dessinerait un réseau polygonal, de telle sorte que cette paroi devrait être considérée comme formée de cellules plates^ séparées par un ciment que colore Targent. La paroi propre des canalicules serait donc composée par la juxtaposition intime de ces cellules.
Ces observations très remarquables n'ont pas, que je sache, été encore vérifiées par d'autres anatomistes. Ce sont des études qui méritent à tous égards d'être reprises (2). Si la disposition en question étaitbien et dûment constatée, elledonnerait sans doute la clef de certaines altérations pathologiques qui, sans cela, sont d'une interprétation difficile.
M. Comil (3) et après lui M. Hanot (4) ont fait voir que, dans quelques cas de cirrhose, appartenant principalement à
riqjection que Von retrouve aus^i dans Tintcrvalle des cellules sous forme «Ton fin ré«eau (Réseau d*Aodrejevie et Mao Gillavry).» Chnonsiczewsky, Virekaw't Archiv, 53 Bd, i8S6
(1) Ludwigi Ârbeiten, ië75.
(f) J0umal de tanatomie ei de la physiologie, etc. 1874.
{i) Archives de physiologie ^ 1871 et Manuel d'analomie pathologique, NooTeaa fascicule sous presse.
(4) Etude sur une forme de cirrhose hyperlrophique du foie. Thèse de Paris, 1S7S.
pdTÙeest 3Ûc*Ti-Ôimflurax •?< pe^-ArepI» Domfareiix) qoe A»»* r<tit »>raiL. Lnr >r.u:&r* fSt «mt«b1 rempli et comblé 4r «Suies fÇEtbtâuks tnàvinK.. Pv eoBiCqiieol, U 7 a Uen
«l'admetlre qu il «xt?t« là one teritahle û rb&le de Cl» caiulicul«5.
En rapport axec nés canaux el ct^>mmuDK|u«it avec eux, on vi>ît dauj le k-bule. <i'>ut Ie$ cellules hépatiques ool dUpani plus t-'ti my'iai tiXaleoieiit ,1 . un iv^au de canalicules de 0,010a 0,005 -x tle diimètTV. eoutenaul de^ cellnles épithêliale«. non plus cubique?, mais plus ou moins allon^êea dans le sens du grand aiedu canal. Comme dI ïnlprpreter cette disposition T M. Cornil pense que des cellules epilheliales. déreloppées dans les canaux interlobulaires. se sont introduites, comme par refoulement, dans les canalicules inlra-lobulaires qui, dans les conditions physiologiques, s'il faut en croire la plupart des auteurs, ne contiennent pas de cellules. Cette oblitération des canalicules intra-lobul aires serait la cause de l'ictère qui s'obsenc d'hatùtude et dès la première période
1) Ce'Af. diRptriiion dci cellules l'opi-re larloul à la piripbérîe.
ATBOPHIB JAUNE AIGUB DU FOIB. 8?
dans la forme de cirrhose à laquelle je fais allusion (1) (^Fig. 10. 11 et 12).
J'avoue, Messieurs, que ce refoulement par trop plein, pour ainsi dire, de cellules épitbéliales dans les canaux latra-lobulaires, me parait assez difllcile à comprendre et si la disposition décrite par Legros était bien établie, il serait beaucoup
■ d>|tltb«liiim. Mnt BitDAi m mHIan lu tliuuirl d'imlamii iKUikslae^fui de
plus simple d'admettre que les cellules plates qui, suivant cet auteur, constituent la paroi des canaliculessesont gonflées et multipliées; mais il faut reconnaître que la description de Legros n'a pas été conDmiée encore par d'autres anatomistes et partant il est sage de suspendre, jusqu'à plus ample informé, noire jugement à cet égard.
C'est là, d'ailleurs, un point sur lequel nous devrons nous arrêter k propos de l'histoire de la cirrhose et que, pour cette raison, je ne fais que mentionner aujourd'hui en manière
(I) Od trouvera tous Ibb dil&ili qui coaccraent cb point dan« le tucleule ■etuellemeot «oui presae du Manuel de MM. CornU et Rativler (p. 91 4), b>cicule queM.CorallamisobUgeammentlltdUpotiUonde M. Charcot, et «oMi dans la thèie d« M. Hanoi
38 ÀTROPHIB JAUNB AlOUB DU FOIB.
d'application. J'aurai aussi l'occasion, dans Tbistoire de \' atrophie jaune aiguë du foie, devous faire remarquer qu'âne disposition des canalicules capillaires, analogue à celle qui vient d'être relevée au sujet de la cirrhose, a été mise enéridence par HM. Waldeyer, Zenker (1) et par M. ComUInimëme (2).
Mais, je le répète, je ne veux à l'heure qu'il est, qu'eOleurer la question et j'en retiens à l'anatomie normale, car il
If fululii«ifi» il* ConU M
s'agit de vous montrer maintenant, que l'existence de ces car nalicules biliaires capillaires, mise en évidence chez les animaux par l'injection, peut être régulièrement démontrée chez l'homme, à la vérité par d'autres procédés.
GINQUIÈME LEÇON
Des capillaires biliaires (suite). — Tissu conjonctll et vaisseaux Isrxnphatiques du lobule. — Espaces inter lobulaires. — Localisation anatomo-pathologiqnes dans les espaces.
SotofAiRE. — DémoDsknûon de l'exiateiiee des capillaires biliaires chez rhomaie. — Tissa copjonctif des lobules hépatiques ; ses caractères à rétat Dormal. — Voies lymphatiques ; lacunes. — Filets nerveux.
Espaces int«r-lobu]aires, localisation des lésions dans les espaces: Drrhose vulgaire, — abcès oonsécutifii à la phlébite de la veine porte, — tubercule, ~ sypbilome miliaire, — mélanémie, — lymphome.
Messieurs,
Poor achever l'histoire anatomique des caBolicules biliaire^ inira-lobulaires, il me reste encore à vous entretenir de quelques points. Je dois, en particulier^ vous montrer que Texistence de ces canalicules, mise en évidence chez les animaux par l'injection, peut être régulièrement démontrée chez l'homme lui-même, mais à l'aide de procédés différents.
A. Voici en quoi consiste cette démonstration :
i* Chez l'homme, dans l'état normal, surtout chez de très
ATU^ gTllTlfW BB L^BOMMB.
«f 1Z.15 1 . k«?>p:' :4 ^xuBÏae des coupes minces, durcies, f ah-^« f«r&Jbf->st?fit à U directioD des Tmisaeanx radiés, on T<<<*. »r la l:£»f àt s«!f»rftiî->o des cdloles hépatiqaes, de petit» (•pr:::iï5 arr»:«di«. ?hBr« «i milieu de cette Ûgne, à ëça^ d^sta2K>f -ies Tâ»&«aBi. : of$ petits pertois répondent éridemmest à U Inmièfe des caoalicaks capillaires biliaires coapf^ en tr&Ter>. Il e?$ |«>>?ibli» de mettre en évidence le trajet d'e<canilku>s biliaires à la sarface des cellules dans cerUic.> ca> *>ù. rn deb -rf mrme d'un état pathologique, le pigment biliaire. s:<if f*>rTn^ crenue. s'est déposé dans leur caTÎlê.
:î* Mais. dan5 o«=-rtain^ états pathologiques bien accentués^ la dêmon>trati^*n e>t en*x*r^ plus frappanle. Il s*ag^l là d*une sorte d'injecti*>o. pour ainsi dire naturelle. Dans des cas de
rétention biliaire prolongée, ainsi que Ta A remarqué pour la première fois, je pense,
•^fj ^- ^- ^'y** v-N ^^ trouve, en effet, et
c'est une ol»ervation que nous avons faite maintes fois, sur les préparations portant sur la substance des lobules, de petits calcul> rameux constituant parfois
Fif. ij Pâpcf* o. wt»» ""<" espèce de réticulum. Ces petits cal- Moak iou^w d-< «D*iL ^j,i^ j^ coloration verdàtre, translucides, BUirerdiQe. présentent tous les caractères optiques et
chimiques de la biliveniine. On peut même voir, comme vous vous en êtes assurés sur des préparations a(/ hoc et comme je vous le prouverai encore, ces petits calculs en place, ayant avec les cellules et les vaisseaux sanguins des rapports qui établissent péremptoirement qu'ils ne sont autres que les moules internes des canalicules biliaires capillaires. (Voir la
fig, 14.)
Les faits, signalés à la fin de la dernière séance, relatifs à la dilatation des capillaires biliaires dans divers cas de cir-
{\) Ilcring, ômi Strickers Handbuch, p. 441, flg. relative aa foie- d'un enfant de 3 an».
(2) Virchow's Archiv, 1866, p. 135.
CANAUX INTSB-LOBOLAIRBS ET CAPlLLAIBBa BILIAIRES 41
riiose et à la présence de cellules épilbélîales dans leurs cavités pouvaient être comptés déjà comme des argumenta puissants en faveur de l'existence de ces capillaires chez rhomme, dans les conditions physiologiques.
La réalité des capillaires bi- ' iiaires chez l'homme n'est donc n plus douteuse et les considérations qui précèdent rendent i évident, du même coup, que la structure et la disposition des canalicules ne diffèrent pas chez l'homme, dans les traits essentiels au moins, de ce qu'ils sont chez les animaux. f-j- h. D.|H*.Thifrfeider. prépumuoi
B. Une autre question se pré- £'1^™!%.*"!'''™»™^"!™!»°!."^! «ente maintenant; nous devons î?;^Vq^«T"^«".X™;ï: nous contenter de la poser, car, *= giobui«.
dans l'état actuel de nos connaissances, elle ne peut encore être résolue d'une façon définitive. La continuité directe entre les canaux interlobulaires et les capillaires biliaires est parfaitement démontrée; mais suivant quel mode cette continuité s'établit-elle?
Dans la description de M. Legros, rien de plus simple . l'épithélium, cubique dans les canaux interlobulaires, subïrùl une sorte d'aplatissement en pénétrant entre les cellules hépatiques pour former les capillaires biliaires. Je dois déclarer immédiatement que ce n'est pas ainsi que les choses sont présentées dans les descriptions des anatomistes les plus autorisés dans la matière. Chez les animaux inférieurs, d'après Eberth (1), on voit l'épithélium cubique des canalicules interlobulaires se développer au moment où ce dernier devient intra-lobulaire et prendre peu à peu le caractère des cellules hépatiques. Entre ces cellules, les capillaires ainsi formés
(ij Virchow'i ÀnAiv, 1S69, Bd. 39, Sjfure reUlivo t It grenouille.
4(2 LB FOIB BT LBS AUTBB8 QLANDBS.
vont constituer des réseaux de canaux désormais sans paroi
propre.
Telle est aussi, à quelques nuances près, Topinion da Hering(i). Je dois vous déclarer, Messieurs, que c*esi là, à mon sens, un point d'anatomie qu'il faut réserver et qui réclame certainement de nouvelles redierches*
J*en ai fini avec Tanatomie normale des capillaire biliaires etvousvoilàcomplètement en mesure, Messieurs, d'interpréter à Toccasion, en temps et lieu, les dispositions anatomo-pathologiques qui les concernent. Permettez-moi, cependant, de vous dire encore quelques mots à leur sujet, en manière de conclusion.
S*ils*agissait, dans ces leçons, d*anatomie normale, faite pour elle-même, connaissant actuellement les principaux éléments de la structure du lobule du foie, ce serait le moment de rechercher les analogies et les différences qui rapprochent ou éloignent la glande hépatique du type commun aux autres appareils glandulaires. Je ne crois pas opportun d'entrer à ce propos, la tâche étant celle surtout de Tanatomiste pur, dans de grands détails.Nous ne saurions toutefois nous désintéresser absolument dans une question dont la discussion peut nous servir à mieux mettre en relief, que nous ne l'avons fait jusqu'ici, une disposition anatomique qu'il nous importe à un haut degré de bien connaître.
Il est incontestable que le foie de l'homme et celui même des autres mammifères, s'éloigne beaucoup, anatomiquement parlant, du type des autres appareils glandulaires ; mais, vous allez reconnaître aisément qu'il ne s'agit pas là d'une opposition radicale. Le foie des animaux vertébrés inférieurs établit, en effet, entre les extrêmes, une sorte de transition.
(1) Voyez la figure du Manuel de Stricker^ p. 445.
LE FOIB COMPAHÉ AUX AUTRB8 GLANDES. 43
Une glande se compose dans la règle : 1** d*une membrane propre sar laquelle sont appliqués les vaisseaux capillaires ; i* en dedansde cette membrane existe un revêtement de cellules épithéliales glandulaires ; 3* celles-ci laissent dans leur intervalle une cavité où se déverse le produit de l'activité sécrétoire des cellules. Or, dans le foie des vertébrés inférieurs, dans celui de la couleuvre, par exemple, la membrane propre, et cela résulte des descriptions de Ëberth et de Hering, la membrane propre, dis^je, fait défaut. Mab, en dehors de ce point, on observe une disposition qui rappelle assez bien la structure des glandes en tubes. Ainsi, sur certaines coupes, cinq ou six cellules épithéliales de forme pyramidale reposent par leur base sur le contour d*une maille capillaire et laissent entre elles, au niveau de leur sommet, un petit pertuis qui figure la coupe transversale d'un canal sans paroi propre. Cette disposition rappelle assez bien la section similaire d'une glande en tubes (KOlliker, fîg. 306). La membrane propre, je le répète, n'existe pas ici ; elle est remplacée par la paroi même du vaisseau capillaire et, à part cela, nous retrouvons tous les caractères essentiels du type vulgaire des appareils glandulaires.
11 est facile de reconnaître maintenant, Messieurs, que la structure du foie de Thomme et des mammifères, du moins au point de vue qui nous occupe, ne diffère pas foncièrement de celle du foie des serpents. 1* Nous avons, en effet, les canaux sans paroi propre, creusés dans TinterA-alle des cellules hépatiques ; à la vérité, les cellules qui composent ces parois sont, chez Thomme seulement, au nombre de deux ou trois tout au plus ; mais c'est là, pour ainsi dire, toute la différence. 2* La cellule glandulaire est, d*un côté, par suite de l'absence de membrane propre, en contact immédiat avec la paroi des vaisseaux capillaires ; mais ceux-ci sont séparés de la cavité d'excrétion, ou autrement dit du capillaire biliaire, par une partie de l'épaisseur du protoplasma cellulaire, de telle sorte que ce grand caractère du type commun des glandes en tubes se retrouve, comme vous le voyez, dans le foie de Thomme.
romfi'K.t. s ;* :* t:<» âos pks qmt i qmta mois sur le tÎBB
<- ATcUt D->rauL^tûMc«ajwf«i/«stlMrtibilni(fiBea. laire dtBf te l-j-bci?. D** p^'x^irf «p^iuix et délîeab sont •Ion DMC»vr» fyi'Or atrttrr spb f^ûtence en ërittence. INmit l'obj-el «pirU] de dm ëladef. U dmiMHwace de celle
gangue conjonctive rudimentaire n'est pa$. tant s'en faut, à dt'daigner. A IVlat palholo^iquf. en effet, ce Ussu peut prendre une exleiii^io n c un si durable et étouffer tous les autres tilémenlâ du lobule : c'est ce que Ton observe dans plusieurs formes de la cirrhose que, pour cette raison, on appelle infrafoi u/n ire.
On démontre l'existence du tissu conjonctif normal du lo-
VOIBS LYMPHA.TIQUES DU FOIE. 45
baie en traitant par le pinceau des préparations durcies. Les cellules étant chassées, on a sous les yeux les mailles du réseau des vaisseaux capillaires. Par un examen altentif, on reconnaît alors, à la surface des parois de ces vaisseaux, de minces fibrilles entrecroisées qui se prolongent en s'enchevètrant dans les mailles qui encadrent les cellules. Le tissu conjonctif ne parait représenté là que par les fibrilles ; les cellules plates ne s*y rencontrent pas ou tout au moins elles y sont en petit nombre et rudimentaires.
Le tissu conjonctif est surtout dense en deux points du lobule : à la périphérie et au voisinage de la veine centrale. A propos de ce dernier point, je ferai remarquer qu'il y a une variété de cirrhose intra-lobulaire qui a pour siège la périphérie de la veine centrale et la zone immédiatement située en dehors de celle-ci. Cette variété d'hépatite lobulaire se voit dans les cas d'altération du foie consécutive à une gène de la circulation cardiaque ou pulmonaire (Foie cardiaque)»
b) Nous voici naturellement conduit à vous parler des voies lymphatiques qui ont partout des relations si étroites avec le tissu conjonctif. On décrit d'ordinaire les parois des capil* laires dans le lobule, comme étant en contact direct aveccelles des cellules hépatiques. En se fondant sur les résultats d'injections, nombre d'auteurs cependant, parmi lesquels Mac Gillavry, Kisselew (1) et Kôlliker, admettent l'existence d'une fente ou chambre qui sépare la paroi de la travée de cellules de celle des capillaires. Les vaisseaux capillaires du foie nageraient donc, pour ainsi dire, dans une sorte de gaine lymphatique, comparable dans une certaine mesure à celle qui entoure les capillaires de l'encéphale. Seulement, on ignore, quant à présent, si les cavités ont des parois propres ou si ce sont seulement des interstices qui traversent des tractus qui, de la paroi des vaisseaux, pénètrent dans l'intervalle descel- Inles.
Tout récemment M. Von Wittich (2) aurait de nouveau mis
(!) Centralhlatt, 1869.
(S) Centralùlatt, 1875.
46 FILBTS N8BYEUX DU FOIB.
en relief Texi^tence de ces lacunes dans une expérience qui consiste, chez un animal récemment tué par hémorrhagie, à introduire dans la trachée, par des mouvements artificiels do thorax, une solution de carmin d*indigo. Si Ton examine le foie d*un animal ainsi injecté, on constate que les gros vaisseaux sont environnés d*un fin réseau bleu et que, en même temps, les espaces qui séparent les vaisseaux capillaires des cellules, sont remplis par le liquide de rinjection.
Quelques conditions pathologiques donnent de Timportance À cette disposition. M. Thierfelder (1) a vu, dans plusieurs cas de maladies du cœur, les espaces lymphatiques en question distendus par une substance riche en fibrine et se dissolvant dans Tacide acétique.
Il est habituel dans les abcès lobulaires de voir, sur lespoints où la dissociation complète des éléments du lobule n^esi pas encore effectuée, des leucocytes en plus ou moins grand nombre occuper Tinter^'alle qui existe entre la paroi capillaire et la travée de cellules hépatiques (2). Cette disposition s*est montrée très accentuée chez quelques animaux dont le foie avait été, dans mon laboratoire, soumis à certaines lésions traumatiques (cochon d*lnde ; introduction d'un séton dan^ le foie).
c) En terminant ranatomie du lobule, je ne ferai que signaler en passant la présence de fileh nerveux qui y auraient été découverts par M. Neslerwsky, à Taide du chlorure d'or et du sulfure d'ammoniaque. Contrairement à une assertion de M. Pûùger, ces nerfs ne se répandraient pas dans les interstices des cellules hépatiques et surtout ne pénétreraient pas dans la substance do ces éléments (3V
(1) Atlas, taf. XIV.
(2) Cornil cl Ranvicr. — Manuel d'histologie path.^ p. 307 ci 308 du nouveau fascicule.
(:*) Oentralblatt, 1876.
LÉSONS DBS BSPACKS IHTKE-LOBUIJLIKBS. 47
Jusqu'ici, Messieurs, nos études d'anatomîe normale et pathologique concernant le foie se sont principalement appliquées au lobule lui-même et nous n'avons traité des régions extra-lobulaires que d'une façon tout à fait incidente. Cependant, s'il est vrai que bon noml»re d'altérations hépatiques importantes ont, comme nous l'avons vu, leur origine dans le obule, il en est d'autres non moins importantes, certes, qui, out au contraire, occupent dans leurs premières périodes les espaces interlobulaires.
Tous n'avez pas oublié ces petites régions triangulaires (sur des coupes transversales du lobule) que nous avons désignées, d'après Kieman, sous le nom d'espaces interloàubnret et où l'on voit, enveloppées par la capsule de Glisson, une branche de la veine porte, une ou plusieurs branches de l'artère hépatique, un canalîcule biliaire, des ramifications qui proviennent de ces divers vaisseaux et s'insinuent dans les fissures, enfin des vaisseaux lymphatiques. Ces petites régions, dis-je, sont le sièg^ primitif d'un bon nombre de lésions hépatiques. Je veux citer quelques exemples à l'appui de ce que j'avance.
I* C'est dans les espaces interlobulaires que débutent les altérations de la cirrhose vn\gSLire. Limitée d'abord aux espaces, Fhyperplasie conjonctive s'étend progressivement aux fissures de manière à envahir finalement toute la circonférence du lobule.
2* Les petits (ibcès consécutifs à la phlébite de la veineporte, ceux qui se forment en conséquence de la dilatation et du catarrhe des voies biliaires prennent également naissance dans les espaces.
4S LOCALISATION DBS LESIONS DANS LBS ESPACES.
3* Le tubercule, qiic Louis croyait très rare dans le foie, s'y observe au contraire trèt fréquemment, au moins sous li forme miliaire. Le microscope est souvent nécessaire pour découvrir cette tuberculose miliaire hépatique. Or, les grannlttions miliaires se voient principalement dans les espaces. Il
I bit: H H. VMut MitnlM «
est rare qu'on ne rencontre pas dans leur partie centrale m oriHce vasculaire et communément aussi un canalicule tûliaire. Autour de la granulation, le tissu de la capsule de Glisson est plm ou moins hyperplasié, de telle sorte que, quand les tubercules sont nombreux, il existe consécutivement une espèce d'hi'patite interstitielle diffuse péri-lobulaire. (Cornil. Rindnpisch).
*" Ce que je viens de dire du tubercule peut être répété du sypkilome miliaire. Je veux parler de ces petites gommes nidimentaires, moins grosses souvent qu'un grain de mil, qui constituent une des lésions caractéristiques de l'alTection syphilitique du foie, décrite, pour la première fois, chez le nouveau-né par M. Gubler. Ces petites nodosités se développent dans ies espaces et elles produisent à leur périphérie un certain degré d'induration de la capsule de Glisson.
5° Je citerai encore parmi les lésions hépatiques qui naissent
LOCALISATION DBS LESIONS DANS LES ESPACES. 49*
dans les espaces, celles de la mélanémie, cette altération du sang, liée aux maladies palustres, dont le point de départ parait être dans la rate et qui consiste dans la présence de granulations pigmentaires. Ces granulations, incorporées dans les globules blancs ou dans des cellules épilhéliales vasculaires, circulent avec le sang, spécialement dans le système de la veine porte. Les veines interlobulaires ont leurs parois infil-» trées de granulations pigmentaires qui pénètrent même dans le tissa conjonctif des espaces. Ce tissu offre secondairement un certain degré d'hyperplasie, de cirrhose interlobulaire. L*aItih^on pigmentaire se propage ensuite aux capillaires du lobule surtout dans les parties périphériques du lobule. A ces lésions macroscopiques répond une altéra* tion microscopique du foie, désignée par Frerichs sous le nom de foie pigmenté mélanémique.
6* Je mentionnerai enfin le développement des tumeurs lymphatiques ou lymphomes qui surviennent dans la leucémie et dans Yadétne ou autrement dit pseudo-leucémie. Vous savez* que ces tumeurs sont constituées par un tissu réticulé dans les mailles duquel sont comprises des cellules lymphatiques. Or, dans le foie, ces lymphomes occupent en premier lieu les eq[>aces où la capsule de Glisson parait tout entière transfor. mée en un tissu réticulé au milieu duquel on aperçoit encor dans les premières phases de l'évolution la lumière des vaisseaux et des canalicules biliaires.
Revenons à la compositiqn anatomique de ces régions que nous avons appelées espaces interlobulaires, et nous y trouverons en quelque sorte la raison d'un bon nombre de ces localisations sur lesquelles nous venons d'appeler votre attention. Ce sont, en somme, les vaisseaux veineux (émanant de la veine porte), les vaisseaux artériels ou les canaux biliaires qui semblent être à peu près toujours Torigine des altérations pathologiques. La capsule de Glisson peut être sans doute affectée primitivement, mais il est vraisemblable que, la plupart du temps, elle n'est altérée que d'une façon consécutive.
Le tubercule miliaire, entre autres, dans le foie de même
CmàMùnm ^
50 LOCALISATIONS DAMS LBS ESPACES.
que dans bien d*autres parties de rorganisme, parait se développer soit dans le calibre même (Schuppel), soit dans l'épaisseur des parois des arlérioles (Rindfleisch), branches terminales de Tarière hépatique. Les syphilomes milîaires seraient primitivement, d*après quelques auteurs, une altération des vaisseaux lymphatiques interlobulaires (Klebs). — On conçoit que le pigment charrié par les corpuscules blancs du sang, dans le système porte, en cas de mélanémie, vienne s'accumuler surtout dans les ramifications ultimes de cette veine au moment où elles vont se capillariser. — Il est facile de comprendre enfin que les diverses inflammations soit de la veine porte, soit des canalicules biliaires retentissent aisément sur le tissu conjonctif de la capsule de Glissonet y déterminent, suivant le cas, une inflammation suppurative ou, au contraire, une simple hyperplasie, ainsi que cela se produit dans IcH cas (i« la cirrhose vulgaire.
(^t aporçu sommaire nous conduit, dès à présent, à supposer que rtiépatitc interstitielle hyperplasique en particulier, ou aul remont dit la cirrhose, est loin d*étre d'habitude, comme on le (Toit généralement, le résultat d*une inflammation primitive de la capsule de Glisson, mais que, dans bien des cas, flariN la plupart pout-tHro, elle ne survient au contraire que con'^nriiliviîriHînl à une altération des vaisseaux sanguins ou diiH i!iiiialir.ul(M biliainî.s interlobulaires. C'est là une hypolliôHn «pic j(î ne fais qu'indiquer pour le moment, et sur laquelle ji' reviendrai ])lus amplement lorsque je vous entretiendrai de la rirrhoso du foie. Toutefois je puis annoncer ^U^^ uujnurd'hui, «pie quelques faits de pathologie expériiiienl/ile rendiMil r.etlcî hypothèse au moins fort vraisemblable. Alnii, M. Solowieir (1) k la suite de la ligature de la veine piM'lii (I vu ne développer une hyperplasie de la capsule de (4ll.i4nn d/HM len esp/ieen. Wickham Legg (2) a consigné les miAmiii.i i'(««ullalH iipn'^s la TiKature des conduits biliaires. J*ai ii^pri|i>ii«nnxpi«iiennM dans mon laboratoire delà Faculté et j*ai
(I) I M./..iii.t .infiiw, I. XII. r»m-. 2, ri Gazette médicale^ 1875, p. 166. {•4) ll,n Uttilnmt'w'9 Ihkfiitiit Hffwrtst^ l. u, 1873,
LOCALISATIONS DANS LBS BSPACE8. 51
pu noter, en quelque sorte jour par jour, le développement des espaces et des interstices jusqu'à production d'une cirrhose interlobulaire à peu près complète. Voilà, Messieurs, des faits qui pourront être utilisés pour la pathogénie encore si obscure de la cirrhose.
SIXIÈME LEÇON
Espaces interlobolaires. — Localisatioiis anatomopathologiques dans ces espaces (suite). — Phsrsiologia pathologique du foie. — De la bile.
SoMiiAniB. — LocilisatioDs des lésions hépiUques dans les espioes inierlo-
^ bultires. — Caractère comroan : hyperplasie coigoncUve interlobnlalre.
s ^ Cirrhoses consécutives : ligature de la veine porte ; résultats ezpéri-
mentaux. ^ Nécessité d*une connaissance exacte du mode de distribo-
Hon des vaisseaux sanguins ou biliaires dans les espaces interlobolaires.
« Veine porte, ses branches principales, branches vaginales, cananx - portes. » Artère hépatique ; rameaux artériels. — Canaux biliaires. Physiologie pathologique du foie. — Opinion des anciens. ~ De la bile:
cartotères physiques, chimiques ; — sels, matières colorantes. — Ana-
l^-se do la bile.
IV la cholestérine ; ses caractères ; son origine ; sa nature. — Action sur
Vorganisme de la cholestérine retenue dans le sang. — Travaux de
M. Flint nis.
Messieurs,
Jo me propose de consacrer la leçon d'aujourcl*hui, pour la migfure partie du moins, et aussi quelques-unes de ceUes qui »ulvn>nt, à une étude, faite à notre point de vue spécial, de l9k physiologie du foie et de la constitution de son produit de •ifcritlon — lait'fe. Mais auparavant, je voudrais ajouter quelquft dAtailu complémentaires à Texposé anatomique que je tous ai présenté dans les séances précédentes.