XIV- LA CHOSE IMPOSSIBLE
Un démon , plus noir que malin ,
Fit un diarme si souverain
Pour ramant de certaine bdie , Qu'à la fin cdui-«i posséda sa cruelle. Le pact * de notre amant et de l'esprit follet , Ce fut que le premier jouirait à souhait
De sa charmante inexorable.
Je te la rends dans peu , dit Satan , favorable : Mais par tel si , qu'au lieu qu'on obéit au diaUe
Quand il a &it ce plaiaîr-là , A tes commandements le diable obéira
Sur l'heure même; et puis sur la même heure, Ton serviteur lutin , sans plus longue demeure, Ira te demander autre commandement
Que tu lui feras promptement ; Toujours ainsi , sans nul retardement :
Sinon ni ton corps ni ton âme
N'appartiendront plus à ta dame ; Ils seront à Satan , et Saîan en fera
Tout ce que bon lui semblera.
Le galant s'accorde à cela.
Commander , était-ce un mystère?
Obéir est bien autre affaire.
Sur ce penser-là notre amant S'en va trouver sa belle , en a contenlcmenl ; Goâte des voluptés qui n'ont point de pareiHes; Se trouve très-heureux , honnis qu'incessammcnl
Le diable était à ses oreilles.
Alors l'amant lui commandait
Tout ce qui lui venait en tète ; De bâtir des fnlais , d'exdter la tempâte : En moins d'un tour de main ceU s'accomplis»»^-
Mainte piitole se glissait
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