LEUNUQUE, ACTE I, SCÈNE II
n adorait ses fers , il les respecte encore ;
Ces fers à lear captif n'ont rien qu'à se montrer :
Qm n'en sort qu'à regret est tout près d'y rentrer.
PHÉDRIE.
Tais-toi , j'entends da brait , quelqu'un sort de diei elle.
PÀRMBNON.
Que TOUS faites bon guet !
PHÉDRIB.
Si c'était ma cruelle...
PAUMENON.
Diijà vôtre , bons dieux !
PHÉDRIB.
Ah!
PARMBNON.
Retenez vos pleurs.
PH^DRIB.
Je sais qu'elle est perfide ; et je Taime , et Je meurs ,
Et Je me sens mourir, et n'y vois nul remède ,
Et craindrais d*en trouver, tant l'amour me possède.
PARMBNON.
L'aveu me semble franc , libre , net , ingénu.
, PHBDRIB.
Tu vois en peu de mots mes sentiments à nu.
PARMBNON.
Si je les voyais seul , encor seriez-vous sage ; Maïs cette femme en voit autant ou davantage , Et connaît votre mal ; non pas pour vous guérir.
PHÉDRIE.
Je ne vois rien d*aisé comme d'en discourir ; Mais , si tu ressentais une semblable peine , Peut-être verrais-tu ta prudence être vaine.
PARMBNON.
An moins , s'il faut souffrir, endurez doucement ; L'amour est de soi-même assez plein de tourment, Sans que Timpatience augmente encor le vôtre. Au chagrin de ce mal n*en ajoutez point d'autre : Aimez toujours Thaïs , et vous aimez aussi.
PHÉDRIB.
Le conseil en est bon; mais...
PARMBNON.
Quoi, mais I
PHÉDRIE.
La voici.
• PARMBNON.
Sa présence met donc vos projets en fumée ?
Pour ne te point mentir, mon âme en est charmée.