SCÈNE II
PHÉDRIE, THAÏS, PARMENON.
thaïs.
AhlPhédrielEh bons dieux! Quoi, vous voir en ce lieul Vraiment vous avez tort : que n'entrez-vous ?
PHÉDRIE.
Adîeo.
THAÏS
Adieu ! le mot est bon , et vaut que l'on en rie.
PHÉDRIE.
Quoi I Thaïs ! i raffront joindre la raillerie ! C'est trop.
THAÏS
De quel affront entendez*vous parier ?
PHBDRIB.
Voyez , qu'il lui sied bien de le dissimuler I
THAÏS
Pour le moins dite»-moi d'où vient votre oolèie.
PHÉDRIE.
Me gardiez- vou8| ingrate , un refus pour salaire ? Après tant de bienfidts , après tant de travau, M'exdure , et recevoir je ne sais quels rivaux 1
THAÏS
Je ne puis autrement , et j'étais empêdiée.
PHÉDRIE.
Encor si , comme moi , vous en étiez touchée, Ou bien si , comme vous , Je ponvtts m'ai moquer 1
THAÏS
Vous êtes délicat , et facile & piquer. Écoutez mes raisons d'un esprit plus tranqMille : Pour quelque autre destein Texcuse était utile , Bt vous Tapprouverez vous-même assurément.
PARMBNON.
Elle aura par amour renvoyé notre amant ,
Et par haine sans doute admis Tautre en sa place.
THAÏS
Parmenon pourrait-il me faire assez de grâce Pour n'mterrompre point im discours commenoé?
PARMBNOK.
Oui ; mais rien que de vrai ne vous sera passé.
THAÏS
Pour vous mieux débrouiller le nœud de cette affaire, Je prendrai de plus liaut le rédt qu'il faut &ire. Quoiqu'on ignore ici le nom de mes parents , Ils ont en divers lieux tenu les premiers rangs : Samos fût leur patrie , et Rhodes, leur demeure.
PARHENON.
Tout cela peut passer, je n'en dis rien pour l'heure, n faut voir à quel point vous voulez arriver.
thaIs.
Là , tandis que leurs soins étaient de m^élever, On leur fit un présent d^une fille inconnue Qui dans Rhodes était pour esclave tenue. Bien qu'ellefd t ton jeunCjCt n'eût lorsque qoiMC aos, Elle nous dit son nom , celui de ses parents, Qu'on l'appelait PamphUe, et qu elle était d'Atlkpe; Que ses parents avaient encore un fila unique y Qtf il se nommait Chromer, que c'était leur espoir; C'est tout ce que l'on put à cet âge en savoir.