‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 210 sur 723 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PHÉDRIE , PARMENON.

PARMENON.

Sans mentir, c'est à vous d'entreprendre un voyage. Qooil d^à de retour I Voos savez vous hâter.

V PHfDKlK.

Poor te dire le vrai , j'ai peine i la quitter.

pàjucbnon.

Da lieu d'où vous venez dites-oous quelque chose : I^diamps auraient-ils fidt une métamorphose? £t) depuis le long temps que vous êtes parti , Cevîûlevt désir s'est-il point amorU?

PHÉDRIK.

Pourquoi s'embarrasser d'un voyage inutile ? Si ThrasQQ dès l'abord fiût présent de Pamphile ,

Thaïs ayant sa sceur peut lui manquer de foi.

PARMENON.

Mais s^il retient aussi Pamphile auprès de soi , Connaissant de Thaïs les faveurs incertaines?

PHEDRIE.

Ne puisje pas toujours attendre dans Athènes?

PARMENON.

Deux jours sans vous montrer ?

PHEDRIE.

Quatre , s'il est besoin.

PARMENON.

Du bonheur d'un rival vous seriez le témoin ?

PHÉDRIE.

A te dire le vrai , ce seul penser me tue.

Je vois bien qu'il vaut mieux m'éloigner de leur vue.

Adieu.

PARMENON.

Combien de fois voulez- vous revenir ?

PHÉDRIE , revenant remettais , en eflbt , qu'il te faut souvenir De m'envoyer quelqu'un , si Thaïs me rappelle ; Mais que le messager soit discret et fidèle , Et surtout diligent , c'est le principal pomt : Pour toi , prends garde atout, et ne t'épargne point.

PARMENON.

Je n*ai que trop d'emploi, n'ayez peur que je chôme.

PHÉDRIE , revenant.

A propos, prends le soûi de bien styler notre homme .

PARMENON.

Quel homme?

PHÉDRIE. '

Notre eunuque.

PARMENON.

A servir d'espion?

PHÉDRIE.

n le Êkotemployer dans cette occasion.

PARMENON, tWfaniPhéârïe s'en aller.

Que de dessdns en l'air son ardeur se propose ! PHEDRIE , rwenanij et ûùnnani wm Umree à

Parmenoik, Je savais- bien qn*enoor j'oubliais quelque chose : Aux valets de Thaïs , tiens , fais quelque présent ; C'est de loos les secrets le meilleur à présent.

PARMENON.

Est-ce là le dé|Ht conçu pour cette injure ? N'avez-vons foit serment que pour être parjure I

PHÉDRIE.

Voudrais-tu que jamais on ne pût m'apaiser?

PARMENON.

Votre bon naturel ne se peut trop primer : Qui pardonne aisément mérite qu'on le loue.

PHÉDRIE.

Vraimeiit je suis d'avis qu'un esclave me joue , Qu'il tranche du railleur , quHI hsse l'entendu.

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