SCÈNE III
PARMENON ; GNATON, conduisant PamphiU.
' PARMENON.
Afance, homme de bient
GNATON.
Contemple ce visage.
PARMENON.
Lecoquinparleen prince, et n'est qu'un gueux parfait.
GNATON.
Tu te penses moquer , je suis prince en effet.
PARMENON.
Des fDus , cela s'entend.
GNATON.
Quoi ! des fous? H n'est sage Qm sous moi ne dàt foire un an d'apprentissage.
PARMENON.
Enqœlm?
GNATON.
De goinfrer.
Je le trouve très-beau.
Si tn peux y savoir quelque secret nouveau , * D n est poiot d'industrie à l'égal de la tienne.
GNATON.
Va, tu mérites bien que je t'en entretienne ; ^^^^l^ioent traitons-nous un mois à tes dépens.
PARMENON.
Volontiers : mais dis-moi , sans me mettre en suspens, Quelle est cette beauté qu'en triomphe tu mènes.
GNATON.
Celle qui va bientôt t'épargner mille peines. Je te trouve honnête homme , et suis fort ton valet. D'un mois , par mon moyen , ni lettre , ni poulet , Ni billet à donner , ni réponse à prétendre.
PARMENON.
Je commence , Gnaton , d'avoir peine à t'entendre.
GNATON.
Mi nuit à faire guet avec tes yeux d^ Argus.
PARMENON.
Tu me gênes l'esprit par ces mots ambigus : Veux-tu bien m'ôbliger ?
GNATON.
Comment?
PARMENON.
De grâce, achève.
Avec toi pour un mois les courses ont foit trêve.
PARMENON.
Je le crois; mais encor dis-m'en quelque raison.
GNATON.
Thaïs, par ce présent, sera toute à Thrason.
PARMENON.
Je veux qu'il soit ainsi : quelle en sera la suite?
GNATON.
Pour un homme subtil , et si plein de conduite , Tu devrais pénétrer et voir un peu plus loin : Je veux , encore un coup , te délivrer de som. Thrason voyant Thaïs , ceux dont elle est aimée Peuvent tous s'assurer que sa porte est fermée ; , Ton maître comme un autre ; et tu n'entendras plus Ni souhaits impuissants , ni regrets superflus , NI Quel est ton avis? ni Fais-lui tel message.
PARMENON.
Ail ! combien voit de loin l'homme prudent et sage I J'avais peine à comprendre où tendait ce propos; Mais, grâce aux immortels , j'aurai quelque repos.
GNATON.
Dis, grâces à Gnaton.
parmbnon; Et rien pour cette belle?
GNATON.
A propos, que t*en semble?
PARMENON , voulant toucher PamphiU,
O dieux I qu^elle est rebelle I Du bout du doigt à peine on ose lui toucher.
GNATON.
Nul mortel que Thrason n'a droit d'en approcner.
TARMENON.
Pour un si rare objet oo peut tout entreprendre.