‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 268 sur 723 · CLIO · texte numérisé non relu

CLIO

Je pris de loin Clymêne l'autre fois Pour une Grâce en ses charmes nouvelle : Grâce , «'entend , la première des trois; J'eusse autreihent fait tort ^cette befle : Puis approchant , et IrQtt^it ma prfMle, Je me repris , et dis soudainement :

Voilà Vénus ; c^est elle assurément :

Non , je me trompe , et mon -œil setnéeompto. Cyprine là? je fidlle lourdement; Telle n'est point la reine d'Ama%mte.

Voyons pourtant; car chaouo, d'une voix, En feit d'appas , prend Vénns pour modèle. Je me mis lors à compter par mes doigts - Tous les attraits de la gente pncelle , Afin de voir si ceux de l'immortelle Y cadreraient , à peu près seulement :

Mais le moyen? Je n'y vins nullement, Trouvant ici beaucoup plus que le compte. Qu'est^K» d , disje , et quel enchantemoit? Telle n'est point la reine d* Amathonte.

Acanthe vint tandis que je oompttts.

Cette beauté le fit asseoir près d'elle. J'entendis tout, les zéphyrs étaient cois. Plus de cent fob il Fai^a cruelle , Inexorable , à Tamour trop rebelle; Et le sivplus que dit un pauvre amant. Ciymène oyait cela négligemment.

GLYHÉNE.

Le BoC d*ataioiir Id dooBiiiqaelqQe honte; Si de ce lîea'la'Ghraniqne ne ment , Mie n'elt poiit la reine cT^mathonte.

Ife moors plus, Aea^the, au' changement.

Jxim d^ tibuT^ en ce bas élément Quelqiie antre gbjet qui ta dame gormonte , Dans les palaîa qui sont an firmament Tdle n'est poini la rame d'Amatbonte,

^ ja>OEXov.

Votre tour (Qst veon , Galliope^ essayez Un de ae» jdMi abealas qu'aux autenrs ùtà frayés . Deux écrirams fiuaeux ; je veux' dire Malheihe , Qui lonaitseffiéros en on style superbe; . Et pois maître Vinoent^ qui même aurait loué Proserpioe et Pluton «n on style enjoué.

CALtIOPB.

Sire, TOUS oODOnaa là deux'trop grand? personnages. Le moyen d'imiter sur-le-champ leurs purrages ?

AJPOUJÔV,

QCrnt que JlPineaois sans ckmte expliqué mal ; .

Cvvoqlq^qifon imite aucun orif^l

ITest mon hât, ^iiie doit non plus être le vôtre,

Horsee qii%n hit passer d*une lai^e en une autre.

Cest an Mtail seMle et sot , à mon jnis ,

Qte les imltateors ; on cfiraitdes brebis

Qui D'ose^^vaneer qu^en suivant la première ,

Et s iraîeiit sur ^ {las jeter dans la livière.

Je Teni donc seidement que vqms n6us fassiez voir,

Eocesiyleoà ilalheibea montré son savoir,

Quelque essai des beautés qui sont propres à Tode ;

Cas, ce genre-là n)étai|t plus à la mode ,

Et deoundant d'ailleurs un peu trop de loisir,

L'antre vous sentie plus selon votre désir ,

Tons louiez galamment la maltresse d'Acanthe ,

Comine maître Vincent, dont la plume élégante

Donnât à son encens un godt exquis et fin ,

Qw Q*avait p» celui qui partait d'autre main.

CALLIOPB.

h vais, puisqu'il vous plait, hasarder quelque stance. Si je débute mal , imposez-moi silence.

APOLLON

Callîope manquer!

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