MELPOMÈNE
Point trop pour des puoelles.
Ces disooari leur siéent mal , et tous vous moques d'elles.
APOLLON
Moi, me moquer 1 pourquoi? J'en ouïs l'autre jour Deux de quinze ans parler plus savamment d'amour. Ce que sur vos amants je trouverais à dire, C'est qu'ils pleuraient tantôt , et vous les faites rire. De l'air dont ils se sont tout à l'heure expliqués , Ce ne saurait être eux , s'ils ne se sont masqués.
MELFOMÈNE.
Vous vouliez du plaisant , comment eût-on pu £ûre?
APOLLON
J'en voulais , il est vrai , mais dans leur caractère.
THALIE
Sire , Acanthe est un homme inégal à tel point , Que d'un moment à l'autre on ne le connaît point : Inégal en amour , en plaisir , en affaire ; Tantôt gai , tantôt triste , un jour il désespère ; Un autre jour il croit que la chose ira bien. Pour vous en parler (l'âne, nous n'y connaissons rien. Glymène aime à railler : toutefois , quand Acanthe S'abandonne aux soupirs , se fdaint et se tourmente, La pitié qu'elle en a lui donne un sérieux Qui bit que l'amitié n'en va souvent que mieux.
"APOLLON
Qio , divertissek un peu la compagi^,
Sire , me.voW prête.
. ' lU>OLLON.
*-" . n me pteoà nne envie De goûter dç ^ gçnre' où Maroc excellait
EhbianI sire, il vofeaftat donner on triolet
APOLLON
C'est trop', TOQS nous deviez propoMrmi ifistiqoe. Au reste, n'àUea pas cherdier ce style antique Dont A peine les mots s'entendent anjoùrd'hni : Montez jusqu'j^ Marot ^ «t pcmX par delà lui : Même son tour suffit. •
JCentends : il veste, sire , "Que V0tre-mâjesté seulement daigne dire Gè qu'il luipIAt , ballade, épîgramme , ou rondeau. J'aime fort les dûsuns.
AFOLLON.
EnuQ-sujetsibeau Le dizain es^tîop courC ; et , vp notre fautièie , La ballade. n*a pdnt de trop -ample oacrière.