POLYMNIE
Je songeais aux moyens qu'il me fiiudrait tenir : A peine en rencontré-je un seil qui me contente, Ceci vous plairait-il ? Je fus parler Acanthe,
Qu'une belle est heureuse; et que de doux moments, Quand die en sait user , accompagnent sa vie ! D'un côté le miroir, de l'autre les amants , Tout la loue; estril rien de si digne d'oivie?
La louange est beaucoup , l'amour est plus encor : Quel plaisir de compter les cœurs dont on dispose)
CLYMÈNE
L'un meurt, l'autre soupire, et Tautreen son transport Languît et se consume ; estril plus douce chose?
Clymène , usez-en bien : vous n'aurez pas toujours Ce qui vous rend si fière et si fort redoutée ; Garou vous passera sans passer les Amours ; Devant ce temps-là m^e ils vous auront quittée.
Vous vivrez plus longtemps encor que vos attraits; Je ne vous réponds pas alors d'être fidèle : Mes désirs languiront aussi bien que vos traits ; L'amant se sent déchoir aussi bien que la belle.
Quand voulez- vous aimer que dans votre printemps?* Gardez-vous bien surtout de remettre à Tautomne : L'hiver vient aussitôt : rien n'arrête le temps , Glymëne , hâtez-vous ; car il n'attend personne.
Sire, Je m'en tiens là ; bien ou mal, il suffit : La morale d'Horace , et non pas son esprit , Se peut voir en ces vers.
APOLLON
Érato , que vent dire Que vous , qui d'ordinaire aimez si fort à rire , Demeurez taciturne, et laissez tout passer?