‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 287 sur 723 · PÉKÉE AY8C SA COUR , COMPOSEE DES FLEUVES · texte numérisé non relu

PÉKÉE AY8C SA COUR , COMPOSEE DES FLEUVES

SPERGHÉE, ABfPHRISE, APIDAME, et au- TUS nnux des sources voisines.

Dieux tributaires de mon onde, /eTeoX) par les beautés de ce moite séjour, AiTèter quelque temps deux princes à ma cour :

Que votre zèle me seconde t LES fleuves.

CoanuDdez.

Que le sort vous a rendus heureux I HTménée et FAmour fréquentent vos rivages ; V« grottes quelquefois leur prêtent des ombrages : Ces (fieux me méprisent tous deux.

APIDAME.

Lûsez agir le temps ; il peut tout auprès d*enx. A peine a-trO enoor feit passer la princesse ^ appas de Fenfenoe à ceux de la jeunesse ; Deoi soleils ont à peine éclairé son printemps.

PÉNÉB.

Combien de cœurs depuis ce temps Ont en vain soupiré pour elle I ^ I si Thaisis pouvait la rendre moûis cruelle !

SPERGH^B.

Consultez la sibylle Ismèle :

Les dieux peut-être par sa voix ^^Sttont Dapbné de suivre votre choix.

PÉNÉB.

HâasI jamais Baphné n'aimera que les bois.

AMPHRISE.

Ccsplaisirspasseront: tout passe dans la vie;

De différents désirs elle est entré^uivie.

On y change d'humeur, on y change d*envie :

On y veut goûter de tout;

Le plus libre enfm se lie:

Tôt ou tard on s'y résout.

APIDAME.

Il fout peu pour changer ces âmes si sévères : L'exemple à ce doux noeud les amène toujours.

Des bergers chantant leurs amours , Dans les bras de Fhymen voir mener des bergères , Et leurs folâtres jeux sur les vertes fougères , Apprivoisent les cœurs, qui, devenus plus doux. S'accoutument aux mots (f amour, d'amant, d'époux.

Des mots on en vient au mystère.

PÉNÉB.

Tapprouve vos raisons ; et Daphné , pour me plaire , Doit foire en mon palais les honneurs de ce jour. On y va célébrer l'hymen du jeune Amphrise;

n s'engage avec Florise ; La fête arrêtera ces princes à ma cour. Allons en prendre soin. Daphné vient, et Glymène;

Entrons dans la grotte prochaine.

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