DAPHNÉ, CLYMÈNE
DAPHNÉ
Ahl Clymène! plains-moi.
CLTMÈNE.
Prineesse, vous pleurez ! puisje savoir pourquoi?
DAPHNÉ
Je ne me connais plus ; ce n^est plus moi , Clymène :
Ces puissants dédains , cette haine, G^ serments contre Amour, que sont-ils devenus? Un mortel les rend superflus.
Hélas ! il vient de me dire sa peine , Et depuis ce moment je ne me connais plus.
CLYMÈNE
Un des princes , sans doute , a causé ces alarmes. Serait-ce point Tharsis? Je lui trouve des charmes Contre qui je sens bien que ma sévérité N^emploierait pas toutes ses armes.
DAPHNÉ
Je crois , si tu le veux , qu'on en est enchanté ; Cependant il me cause une invincible haine. Contre lui dans mon âme un dieu me semble agir.
CLYMÈNE
Je le connais ce dieu ; c'est Leucippe.
DAPHNÉ
Ah ! aymène!
Ne me regarde point, tu me ferais rougir.
CLYMÈNE
Pourquoi rougir? commettez-vous un crime?
so.