‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 288 sur 723 · DAPHNÉ, CLYMÈNE · texte numérisé non relu

DAPHNÉ, CLYMÈNE

DAPHNÉ

Ahl Clymène! plains-moi.

CLTMÈNE.

Prineesse, vous pleurez ! puisje savoir pourquoi?

DAPHNÉ

Je ne me connais plus ; ce n^est plus moi , Clymène :

Ces puissants dédains , cette haine, G^ serments contre Amour, que sont-ils devenus? Un mortel les rend superflus.

Hélas ! il vient de me dire sa peine , Et depuis ce moment je ne me connais plus.

CLYMÈNE

Un des princes , sans doute , a causé ces alarmes. Serait-ce point Tharsis? Je lui trouve des charmes Contre qui je sens bien que ma sévérité N^emploierait pas toutes ses armes.

DAPHNÉ

Je crois , si tu le veux , qu'on en est enchanté ; Cependant il me cause une invincible haine. Contre lui dans mon âme un dieu me semble agir.

CLYMÈNE

Je le connais ce dieu ; c'est Leucippe.

DAPHNÉ

Ah ! aymène!

Ne me regarde point, tu me ferais rougir.

CLYMÈNE

Pourquoi rougir? commettez-vous un crime?

so.

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