‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 307 sur 723 · APOLLON , LEUCIPPE , DAPHNÉ · texte numérisé non relu

APOLLON , LEUCIPPE , DAPHNÉ

( ApoUoQ descend tur un trûne de lumière. Cette pompe est Jointe à une musique douce. U est entooré da Heurei, qui cluntent cet mots : )

Daphné , portez vos yeux Sur le plus beau des dieux

(Dapbné s'enfuit anssiiôl qu'elle a reconaa Apollon so« k

visage de Tbarsis.)

APOLLOm.

Tu me fuis , divine mortelle !

Où cours-tu ? n'aperçois-tu pas

Un précipice sous tes pas ?

Il est plein de serpents : détourne-toi , cruelle. Suis-je encor plus à craindre ? et rien dans ce Talion Ne peut-il ^arrêter quand tu fuis ApoUon?

Quoi ! tant de haine en une belle I

Insolent , qui brûles pour elle ,

Renonce à l'hymen de Daphné ;

C'est Apollon qui te l'ordonne.

Regarde quel rival ton malheur t'a donné.

LEUCIPPE

Mon malheur? Dis le tien. Toi , le fils de Latone I N'es-tu pas ce Tbarsis que tantôt on a vu? D'un magique ornement ton front s'est revêtu. Enchanteur, penses-tu que ta pompe m^étonne?

Ce n'est qu'un songe , ce n'est riea ; Va tromper d'autres yeux , ei me laisse mon bien.

O dieux ! 6 citoyens du lumineux empira

Que vient un mortel de me dire !

Malheureux , ton orgueil s'en va te coûter cher :

Les dieux ne sont pas insensibles.

Qu'on l'attache sur ce rocher

Avec des dialnes invisibles.

(Ce commandement est exécuté par les ministiei de la pu» sauce d'Apollon . qui ra se lalre rokt à Pénée, non ploi tous le penonnage de Hiarsis , mais sous le sien propre. )

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