APOLLON , LEUCIPPE , DAPHNÉ
( ApoUoQ descend tur un trûne de lumière. Cette pompe est Jointe à une musique douce. U est entooré da Heurei, qui cluntent cet mots : )
Daphné , portez vos yeux Sur le plus beau des dieux
(Dapbné s'enfuit anssiiôl qu'elle a reconaa Apollon so« k
visage de Tbarsis.)
APOLLOm.
Tu me fuis , divine mortelle !
Où cours-tu ? n'aperçois-tu pas
Un précipice sous tes pas ?
Il est plein de serpents : détourne-toi , cruelle. Suis-je encor plus à craindre ? et rien dans ce Talion Ne peut-il ^arrêter quand tu fuis ApoUon?
Quoi ! tant de haine en une belle I
Insolent , qui brûles pour elle ,
Renonce à l'hymen de Daphné ;
C'est Apollon qui te l'ordonne.
Regarde quel rival ton malheur t'a donné.
LEUCIPPE
Mon malheur? Dis le tien. Toi , le fils de Latone I N'es-tu pas ce Tbarsis que tantôt on a vu? D'un magique ornement ton front s'est revêtu. Enchanteur, penses-tu que ta pompe m^étonne?
Ce n'est qu'un songe , ce n'est riea ; Va tromper d'autres yeux , ei me laisse mon bien.
O dieux ! 6 citoyens du lumineux empira
Que vient un mortel de me dire !
Malheureux , ton orgueil s'en va te coûter cher :
Les dieux ne sont pas insensibles.
Qu'on l'attache sur ce rocher
Avec des dialnes invisibles.
(Ce commandement est exécuté par les ministiei de la pu» sauce d'Apollon . qui ra se lalre rokt à Pénée, non ploi tous le penonnage de Hiarsis , mais sous le sien propre. )