ASTRÉE, ACTE I, SCÈNE III
De sa main propre 3s sont tracés :
Considère de quds outrages Mes feox y sont récompensés.
Ne me parle jamais du traître.
Céladon, Céladon, il est un dieuTengeor.
PBTLLIS.
Ne le soupçonnez pas , ma sœur.
ABTKÈE,
Tflki pourtant séi traits ; peux-tu les méconnaître ?
PHTLLIS.
Je comiais encor mieux son cœur ; Tout m^est suspect , tout tous doit Tètre. Qodqoe ennemi secret vient d^imiter sa main.
ASTEIB.
Ddiras^n nos yeux , qui Tout tu ce matin Embrasser les genoux d'Âminte?
PHTLLIS.
Cest un reste de feinte :
TooHDftme stcz pa Toir avec quelle contrainte 0 feignait des transports ^'il ne pouTait sentir. Qa*ttD Téritable amant a de peine à mentir !
asteAb. Ebl qoll ne mente plus.
PHTLUS.
Sait4lT0tre pensée?
n toit , depnîs quelques jours , Que sa flamme est traversée , Et qn^on tvouble tos amours.
Il Teot TOUS ménager , en exposant Aminte.
ASTRÉB.
Qoenemera-tradit?
PHTLLIS.
Sans doute il ne Ta pu.
ASTR^E.
Hoo oœor à Céladon n'était que trop connu ;
N'a^rai^il pas préTU ma crainte , Sirmgrat, d'antres soins occupé, préTcnu...
PHTLLIS.
Ma sœur , bannissez ces alarmes.
Qoel objet tous peuton préférer sous les cieux?
ASTRÉB.
Amiiite est engageante , et préTient par ses charmes. Ton amitié me rend trop parfaite à tes yeux. Hélas ! qui fiant d'aimer est toujours téméraire : De la feinte à l'effet , on n'a qu'un pas à faire : Cest on écueil fetal pour la ûdélité : Une première ardeur n'est bientôt plus qu'un songe ;
La Térité dcTÎent mensonge ,
Et le mensonge, Térité.
PHTLUS.
Les coquettes les plus belles Ne toodient que Âiiblement.
On peut y par amusement , Feindre de brûler pour elles ;
Et le plus crédule amant Les regarde seulement Comme on fait les fleurs nouTclles , ÀTec quelque plaisir, mais sans attachement.
ASTRfo.
Quand il plait à l'Amour , tout objet est à craindre. Ce dieu met bien souTcnt sa gloire à nous atteindra Du trait le plus commun et le moins redouté : Une première ardeur n'est bientôt plus qu'un songe ;
La Térité devient mensonge,
Et le mensonge , vérité, n le prévoyait bien, le traître , Tinfidèle. Teus peine à Tobliger à feindre ces amours : n résista long-temps, je persistai toujours.
Trouvait-il AJninle si belle?
Je lisais dans ses yeux une secrète peur. L'ingrat avait raison de craindre pour son cœur.
PHTLLIS.
C'était à TOUS d'aToir de la prudence , En l'éloignant du danger De changer. .
ASTRÉB.
C'était à lui d'aToir de la constance, En résistant au danger De changer.
PHTLLIS.
A TOS soupçons je ne saurais me rendra :
Mais Toid mon desseui , ma sœur.
D'Hylas depuis deux jours je ménage le cœur ; Je Teux que pour Aminte il feigne de Tardeur;
C'est le moyen de tout apprendre :
Elle lui dira son secret.
Je Tattends î tous savez combien il est discret. Le void.