‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 332 sur 723 · ASTRÉE, ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ASTRÉE, ACTE I, SCÈNE III

De sa main propre 3s sont tracés :

Considère de quds outrages Mes feox y sont récompensés.

Ne me parle jamais du traître.

Céladon, Céladon, il est un dieuTengeor.

PBTLLIS.

Ne le soupçonnez pas , ma sœur.

ABTKÈE,

Tflki pourtant séi traits ; peux-tu les méconnaître ?

PHTLLIS.

Je comiais encor mieux son cœur ; Tout m^est suspect , tout tous doit Tètre. Qodqoe ennemi secret vient d^imiter sa main.

ASTEIB.

Ddiras^n nos yeux , qui Tout tu ce matin Embrasser les genoux d'Âminte?

PHTLLIS.

Cest un reste de feinte :

TooHDftme stcz pa Toir avec quelle contrainte 0 feignait des transports ^'il ne pouTait sentir. Qa*ttD Téritable amant a de peine à mentir !

asteAb. Ebl qoll ne mente plus.

PHTLUS.

Sait4lT0tre pensée?

n toit , depnîs quelques jours , Que sa flamme est traversée , Et qn^on tvouble tos amours.

Il Teot TOUS ménager , en exposant Aminte.

ASTRÉB.

Qoenemera-tradit?

PHTLLIS.

Sans doute il ne Ta pu.

ASTR^E.

Hoo oœor à Céladon n'était que trop connu ;

N'a^rai^il pas préTU ma crainte , Sirmgrat, d'antres soins occupé, préTcnu...

PHTLLIS.

Ma sœur , bannissez ces alarmes.

Qoel objet tous peuton préférer sous les cieux?

ASTRÉB.

Amiiite est engageante , et préTient par ses charmes. Ton amitié me rend trop parfaite à tes yeux. Hélas ! qui fiant d'aimer est toujours téméraire : De la feinte à l'effet , on n'a qu'un pas à faire : Cest on écueil fetal pour la ûdélité : Une première ardeur n'est bientôt plus qu'un songe ;

La Térité dcTÎent mensonge ,

Et le mensonge, Térité.

PHTLUS.

Les coquettes les plus belles Ne toodient que Âiiblement.

On peut y par amusement , Feindre de brûler pour elles ;

Et le plus crédule amant Les regarde seulement Comme on fait les fleurs nouTclles , ÀTec quelque plaisir, mais sans attachement.

ASTRfo.

Quand il plait à l'Amour , tout objet est à craindre. Ce dieu met bien souTcnt sa gloire à nous atteindra Du trait le plus commun et le moins redouté : Une première ardeur n'est bientôt plus qu'un songe ;

La Térité devient mensonge,

Et le mensonge , vérité, n le prévoyait bien, le traître , Tinfidèle. Teus peine à Tobliger à feindre ces amours : n résista long-temps, je persistai toujours.

Trouvait-il AJninle si belle?

Je lisais dans ses yeux une secrète peur. L'ingrat avait raison de craindre pour son cœur.

PHTLLIS.

C'était à TOUS d'aToir de la prudence , En l'éloignant du danger De changer. .

ASTRÉB.

C'était à lui d'aToir de la constance, En résistant au danger De changer.

PHTLLIS.

A TOS soupçons je ne saurais me rendra :

Mais Toid mon desseui , ma sœur.

D'Hylas depuis deux jours je ménage le cœur ; Je Teux que pour Aminte il feigne de Tardeur;

C'est le moyen de tout apprendre :

Elle lui dira son secret.

Je Tattends î tous savez combien il est discret. Le void.

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