A^CHILLE, ACTE I, SCÈNE III
Vous et moi nous étions le butin de la Grèce. Le partage'étant lait , Tun et Tautre vainqueur S'en Tint mettre à nos pieds sa fortune et son cœur : Adiille TOUS aima ; Patrode aima Lydie.
B&ISÉIS. •
fà sujet en un point de vous porter envie :
Tous possédez entier le cœur de votre amant ;
Âdiille est occupé de son ressentiment ;
Sa gloire et sa grandeur sont encor mes rivales.
Tant que nous le verrons sur ces rives fatales ,
Je craiiiârai pour ses jours. Vous voyez qu'au danger,
En me rendant â lui , Ton veut le rengager.
Que les enfonts des dieux vendent cher aux mortelles
L'hoaDear de quelques soini , biea souvent peu fidèles !
Souvent il vaudrait mieux qu'un cœur de moindre prix
De nos frêles beautés se rencontrât épris ,
On le posséderait entier et sans alarmes:
la lieu que je crains tout ; tantôt le sort des armes ,
Tantôt mon peu d'attraits, tantôt l'ambition ;
Et Ton n'est point d'un roi toute la passion.
LYDIE
Tons Têtes de celui qui joint , par sa naissance , An sang qu'il tient des dieux la suprême puissance. S*Q se venge , et s*il veut exercer son coun-oux , Le seul motif en est l'amour qu'il a pour vous r De Totre enlèvement il poursuit la vengeance. n eût dissimulé peut-être une autre offense ; Mais , ne voos ayant plus , aussitôt il fit voir Qa'en vous seule il foisait oMisister son devoir ; Qnil voos sacrifiait l'intérêt de la Grèce; Qu'enfin la gloire était moms que vous sa maîtresse.
BEISÉIS.
JeUvooe, et je crains peut-être sans sujet; Mais qd pourrait avoir un cœur moins inquiet?
LYDIE
Vogs, lifooi vou Mves eonoaltre un peu vous-mèaM , Vos voeux sont soutenus d'un mérite suprême : Si TOUS savez donner à ces biens tout leur prix , Voire amant vous devra , quoique fils de Thélis. Kooi deneodoDS de rais : notre laog nous read dignes ^ niymen des héros même les plus insignes. Je n'ai point oublié ce sang : imitez-moi ; Croyez qu'un demi-dieu vous peut*garder sa foi : n nieTa confirmé cent fols en votre absence.