‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 405 sur 723 · LA BAGURNAUDIÈRE , LE DESTIN , ISABELLE , RAGOTIN · texte numérisé non relu

LA BAGURNAUDIÈRE , LE DESTIN , ISABELLE , RAGOTIN

LA BAGUENAUDIÈBE.

Chercfaons TÉtoile.

HAGOTiN , derrière le théâtre.

A Taide I à moi ! je n^en pois plus.

ISABELLE

Qn'entends-je ?

LE DESTIN

Qu'est-eeencor?

LA BAGOENADDIÈEE.

Laquais ! de la lumière.

Qui erie ainsi?

( OnapiMNle de la lomMn. ) ISABELLE.

Que vois-je? où snisje ? c*est mon père ! HAGOTIN , de menu.

An seeoors , au secours I

LA BAGUENADDiiRB.

D'où vient donc cette voix ?

ISABELLE

EUei^est fiût entendre à moidnqon six fois, Mon père , et je sortais pour en savoir la cause.

Ce qui m'amène id, moi , c'est la même chose.

BAGOTIN , eneor».

Je me meors ! je sois mort I

LA BAGOEHAimiÈRB.

Quel esprit dévoyé Peut crier... Mais que vob-je?

BAGOTIN, eBeAsmise. .

Ah! ah 1 je sois noyé.

LA BAGUBNAUDIÈBB.

D'oà oaiMent TOt dameon? quelle mt Tolre iofiitBDer De quoi vous plaignez-vous? de qui?

BAGOTIN.

DeURanoone.

LA BAGUBNAUDlteB.

Quoi?

RAGOTIN

Noos étions couchés dans un bouge idprts; Le lit , qu*apparemment on avait bit exprès , Était , comme le bouge , étroit et sans nielle. M'ayant laissé le coin d'éteindre la diandelle, La Rancune au milieu s'est ooudié le premier; Je me suis doucement mis au bord le dernier. Tentonnais, en ronflant, déjà mon premier somme, Alors que, d'une voix douloureuse, mon homme, M'a tiré par le bras , et s'est plaint, en criint, D'une difficulté d'uriner , me priant De lui donner le pot de diambre. A sa prière Je Tai foit. Après s'être en vain une heure csiière Efforcé, plaint, crié, juré comme un perdn, Sans avoir uriné goutte , il me l'a rendu. Moi qui porteun bon cœur qae lemal d'autmi toodK: ft Je vous plains , » ai-je dit alors , ouvrant ta boodM Aussi grande qu'un four , à force de bâiller ; Puis je me suis remis plus fbrt à sommeiller. Dans ce somme profond la matineuse aurore M'aurait trouvé gisant , si le perfide encore Ne m'avait réveillé , me tirant par le bras , Pour me redemander , avec de grands bétas, Une seconde fob ce maudit pot du diable. Une seconde Ibis ma pitié charitable L'a mis entre ses mainsipestant , mordant eesdoigts, N'ayant rien foit non plus que la première fob , n me Ta redonné , me priant , hors d'haleine, De ne plus me donner une semblable pêne; Qu'elle n'éuit pas juste , et qu'il la pcêndnH bien: Et moi , xff n'aime pas de contredire à rien , J*ai dit qu'à ses désirs il pouvait satisHure. Ayant remis le pot à sa place ordinaire , J'aurais gagé , sentant le sonrnueU me saisir, Qu'autant qu'une marmotte on m'allait voir dormir. Le maudit la Rancune , homme sans consdeiioe, Navait pas jusqu'au boqt lassé ma patience : Pour reprendre le pot , lui-même ayant porté Tout son corps hors du lit , de force ilm'a planté Un coude dans le creux de l'estomac, terrihie.

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