SCÈNE PREMIÈRE
TIMAJSTE, MÂAINETTE.
HARIMETTE.
QoeTois-je? êtes -vous fou, Timante? ignorez-voos  quel point est féroce nn Florentin jaloux ? Voa$ êtes son rirai. Transporté de colère , n fait de TOUS tuer sa principale affaire ; ïx, loin d'envisager ces périls évidents , TooiTeiiei dans» chambre! Où donc est le bon sens?
tiMANTE.
Oui , je sais tout eela , Marinette ; mais j*aftne. Vorant sortir d'ici le brutal Harpagême, JsToala profiter...
MARINBTTE.
Vous ne savez donc pas Qui peine il est sorti qu'il revient sur ses pas? Oocopé seulement de TApre jalousie , Rien ne peut rassurer; de tout il se défie. SU bot, CD revenant, qu'il vous trouve en ceâ lieux. . .
TIMANTE
Vi, Ta, j'ai mes rasons pour paralCire à ses yeux. Mais,degrftce, instruis-moi de ce que fait Hortense , 1^ tout ce qu'elle dit, de tout ce qu'elle pense. Baipagême toujours poursuit-il ses projets? U Uent41 enfermée eneor?
MARINETTE
Plus que jamais.
^ U soustraire aux yeux de votre seigneurie , ^ Il met tout en usage , artificcL, industrie. (^K cbaiid>re , où le jour n'entre que rarement , ^ de la pauvre enfont Tunique appartement. ^Qtonr règne une épaisse et terrible muraille , ^ briques composée, et de pierres de taille. ^D labyrinthe obscur, pénible à traverser, ^, avant que d'entrer , sept portes à passer : ^3aqne porte, outre un nombre infini de ferrures,
* B f a dam la éditions ordiDaires sa êervantt ; ce qui sem- ^^là serrante d*A^ttie. mère d*Barpagême. Dans l'édition 'A^ncQ Mofl;|aii fl y a tervanU éPHarpogéme, La lecture de ^Pito prooTe que si Marinette est aux gages d'Uarpasème, ^ M Uen réeUemeat la sahraote d'Uortense.
Sous diflérents ressorts a quatre ou dnq serrures, Huit ou dix cadenas , et quinze ou vî^gt venpus. Yélk le plan du fort où ce bourru jaloux «Enferme avec grahd soin la malheureuse 'fiortense. Encor ne la croit-il pas trop en assurance. Pour mettre sa personne à l'abri du danger. Seul il la voit, l'habille, et lui sert à manger ; Seul il passe en tout temps la journée avec elle , A la voir tricoter du blandiir sa dentelle. Parfois, pour lui fournir des passe-temps plus doiu^^ n lui lit les devoirs de l'épouse à l'époux; Ou bien , pour l'égayer, prenant une guitare , n lui racle à l'oreille un air vieux et bizarre. La nuit, pour empêcher qu'on ûe le trompa en rien, Une cloison sépare et son lit et le sien. Le bruit d'une araignée alors qu'elle tricote , Une mouche qui vj||e , une souris qui trotte , Sont élé^iants pour lui , qui l'alarment. Soudain Du haut jusques en bas, un pistolet en main. Ayant par ses clameurs éveillé tout le nionde , n court, il cherche, il rôde , il fait partout la roade. Non , le diable , ennemi de tous Tes gens de bien ; Le diable bien nonuné diable , et qui ne vaut rien , Est moins ji^onx, moins fou, moins médiant, moins bizarre. Moins envieux, moinsloup, mSins vilain, moins avdre, Moins scélérat, moins chien,moins traître, moinslutin, Que nîest , pour nos péchés, ce maudit Florentin.
TIMANTE
Le malheureux ! l'on sait comment il traite Hortense -, Par mes'^soins la justice en a pris connaSssanee. . Je puis par un arrêt tromper sa passion; Mais je crains de le mettre en exécution.
MARINETTE
S'il fallait qu'il en eût la moindre connaissance, Le poignard aussitôt vous priverait d'Hortense. Parlant sur ce chapitre, il nous a dit cent fois Qu'avant que se soiunettfe à la rigueur des lois , Il choisirait plutôt le parti de la pendre, ^ Et qu'il aipnerait mieux l'éfouffer que la rendre.
TIMANTE
Cette lettre pourra traverser ses desseins. Je feindrai de la mettre à ses yeux en tes mains, Te priant de la rendre entre celles d'Hortense. Toi . pour ne point marquer aucune intelligence. Tu la refuseras avec emportement.
MARINETTE
J'entends. Mais gardez-vous de lui dans ce moment ; Il fait faire , dit-on , un ressort qu'il nous cache : A l'achever dans peu son serrurier s'attache ; Déjà...
TIMANTE
Le serrurier s'en est ouvert à mol.
C'est un homme d'honneqr : il m'a donné sa fol , Moyemiant quelque argent que j*ai su lui promettre.
De ooDoert avec lui j^ai dicté cette lettre. ^^ Poiir yanir d'un jaloux les désirs déréglés^ Je viens eiU)rës...
\ MÀRlNETrE.
U entre...