LE FLORENTIN^ SCÈNE V
Je aisoe qu'ai Tant l'acme, et j'ai passé par là. Voire père voulait me contraindre à cela ; Mià, l'il o'eàl mii an frein à cette ardeur trop pamnptey D se serait tnmpé sûrement dans son compte, HuoGIs... «
HAEPAGÈMB.
Oh! mieux jque lui j'ai calculé le mien. Je De sois pas si sot... Suffit... Je ne dis rien... Hais oQTrons le poolet du damoisea» Tlmante; AppreDODs ses desseins, et voyons ce quHfc«hante.
(Il Ht.)
« Pour punir votre jaloux, je me suis rendu mal-
• tre de la maison qui est ^voisine de^ v6tre , où
• jai trouvé les moyens de me ùàft un passage sous
• terre, qui me conduira jusqn à votre chambre. « Tespère qne la nuit ne se passera pas sans que
• TOUS m*y voyiez. Je vous en avertis, afin que
< Tirtre surprise ne vous fasse rien fiiire qui soit en-
• teoda de votre bourm. Le même passage tous
< serrira pour vous fidre sortir d'esclavage, et vous
• mettr»ao pouvoir de la pers<mne qui vous aime le ■ pios.
« TIMAtfTE. »
D Tem, sII y vient, im plat de mon métier ; Et je sors pour cela de chez le serrurier. H« foi, monsieur Timante, on vous la'garde bonne 1 Oui, poor joindre en repos Hortense ^ma personne. J'ai besoin de. sa mort. A tout examiner, Le moyen le plus sûr est de Tassassiner. lai donc dût, pour cela-, construire une machine : k la ferai poser dans la chambre voisine. Kotre amoureux transi cette huit s'y rendra; Mais, aa lieu d'y trouver Hortense, il s'y prendra. Alors toat à mon aise, ayant en main ma dague, Je TODs la plongerai dans son sein, zagne, zague, Fa le tuerai, nia mère, avec plaisir, Dieu sait I K^te on le mettra dans mlxave : hic jacet.
AGATHE
Qwi! de tuer un homme*auriez-vous conscience? Loio qne votre dessein vous fasse aimer d'Hortense, Ce coup augmentera sa haine, il est certain. ,
haupagême.
Boo! bon! morte estlabéte, et mort est le venin. I)<!pQis que dans ces lieux Hortense est enfermée. Qu'à ne plus voir Timante elle est accoutumée, Elle est déjà soumise à vouloir m'épouser. t^oar Ty fortifier, j'ai su la disposer ^ voir un sien cousin, magistrat, honrune sage. Qu'elle connaît de nom, et non pas de visage : EUesalt seulement qu'il est en grand crédit. £Untde ses parents, et de sublime esprit, £ile ne craindra point d'ouvrir à sa pnidence ^ secrets de son coeur, et tout ce qu'elle pense ;
Et comme ce grand homme est de mes bons amis, Afin de m'obliger, ma mère , il m'a promis «
Qne selon mes d^iirs il tournera son âme. -
AGATHE
Ce cousin entreprend de changer une femme! Il est donc assez fou pour présumer de soi.. Et quel est donc ce sot entrepreneur P
• HAaFAGÉME. 'ly
^ . * C'est moT.
, AGATHE
Vous? t
HARPAGÊME.
^ Moi. .. De ce cousin j'avais la fantaisie : Depuis, penaht conseil d'un peu de jalousie,. - ^ Qui m'apprend qu'on ne doit s'assurer que sur soi, J'ai cru plus à propos de prendre tout sur moi. Ce soir l'obscurité devenant fiivorable.
Ayant la barbe et l'air d'tkn homme vénérable, En habit, et de pied en cap tout revêtu Du grave extérieur d'une intègre vertu , Je {M'étends, selon moi, pétrir le cœui'd'Hortense, Et par même moyen savonr ce qu'elle pense.
^ AGATHE. •
Gardezrvous d'accomplir ce dessein dangereux. Afin ou'en son ménage un homme soit heureux, BanniJbant de chez lui toute la défiance, Loin de vouloir savoir ce que sa femme fense. Il doit fuir avec soin, comme on fait un ibrfoit , "* L'occa$ion d'apprendre ou voir ce qu'çlle fait.
> HARPAGÊME.
Chansons ! Rien ne me peut détourner &é la chose' Afin d'exécuter ce que je me propose.
Faisons venir Hortense en cet appartement.
( n aort, et Ton entpnd plusIeuD portes s'ouvrir. ) ^