LJE FLORENTIN, SCÈNE XI
Turtôt, soufflant ses doigts, transi du Tent de bise; Xoiiioorsiiicoiiunodé , toujours tremblant d'effroi. CéUit , je vous l'assure , un grand plaisir pour moi.
barpagèmI , à pari. , QueUepaulel
HOfiTHfSB.
Hélas ! ce temps'tie dura guère , El ee ne Ait pour nous qu'une fleur passagère : De perdre ainsi ses pas notre bizarr^ outré , Voyant Tan du trépas de mon père expiré , De son autorité pressa notre hyménée.
A refuser son choix me voyant obstinée , Il fil (aire on cachot on j'ai passé ^x mois , Et j'en sors aujourd'hui pour la première4bis. Aree ces sentiments et cette haine'extrêma^ Jagez-Tous que je doive épouser Harpagème ?
HARPAGÉUE.
Cest mon avis. Timante est aaimable entretien , n est vrai ; beau , bien feit , d'accord i mais il n'a rien. Harpag^pe est ialoux , j'y consens : il est chichQ De ces tons doucereux , oui : mais il est très-riche. Pour en ménage avoir du bon temps , de beaux jours , Croyez-moi , la richesse est d'un puissant secours. LecŒurqui penche ailleurs en sent qudqueamertume; Mais parmi l'abondance à tout on s'accoutume. Vaincre une passion funeste à son lievoir , C'est une bagatelle ; on n'a qu'à le vouloir. Par exemple , étouffez cette flamme imprudente ; N envisagez jamait qu'avec horreur Timante \ OoUiez tout de lui , môihe jusqu'à son nom. Çà, ma concilie , allons , promettez-le-moi.
uoRTkorsE.
Non.
HARPAOÈME. '
Comment 1 non ? Et pourquoi ?
BORTEKSS.
Je connais ma ftûblesse :
k ne pourrais jaipai^vous tenir ma promesse.
HARPAGÈME.
Harpagème fiût donc des efforts superflus ?
HORTENSE
n sera mon époux : et que veut-il de plus 7
HARPAGÊIIE.
MaisTous devezau moins lulmontrer quelque estime.
HORTENSE
Epouser on mari sans qu'on l'aime , est-ce un crime?
HARPAGÈME.
UvoQs déplaît doiy;?
HORTENSE
Plus qu'on ne peut exprimer.
HARPAGÈME.
Peatrètre» avec le temps, le pourrez- vous aimer.
HORTENSE
Le temps n'étdndra pas Tardeur qui me domine :
Je n'aimerai jamais que Timante.
HARPAGEME , se (Ucouvrmt
Ah (coquine Je n'y puis plus teni^. Connaissez votre errttir , Et craignez les effets de n^a juste fureur.
HORTENSE
Ah I ah I c^estvdtis, monsieur? quellemétamorphdte .'' Pourquoi^ Si vous étiez en doute de la chose , Yousites redevable à ma«incérité T De ne vous avoir pas ferdé la vérité:^ Voilà quelle je suis , par votre humeur jalouse *£t qucîle je serai si je suis votre épouse.
^ . t HARPAGÈME.
Votre malice en vain s'api^que à l'éiter ; ««
Je serai votre époux pour vous persécuter ,^ Pour vous rendre odieux et Timante et la vie : A vous finre^enrager je mettrai mon géniei.. Marinette I