LE FLORENTIN, SCÈNE IX
A de qooi lu^excaser da ce qpt yJf pa foire. Timante est en vertus , et j'èh suiseaation , Tout ce qu'est Harpagéme pi imperfection.
HARPAGÊaUS.
(àpart,) (ftBortOMe.)
Que nature pâtit I mais poursuivons... Peut-être Cet amaqt vous revit encore à la fenêtre?
HORTENSE
Non , je ne le vis plus . mon bocrmi , mécontent , Fit, de'dépit, fermer ma fenêtre à l'instant.
UÀRPAGÉMfi.
Ahl le boumi! mais...
HORTENSB.
Mais , pour punir sa rudesse, Timante en un billet m*exprima sa'tendresse , Et me le Ût tenir , nonobstant mon jaloux.
HAR^AGÉAtE.
Comment? * ^
HORTENSB.
Prenant le fraistaos deux devant dieznons, DfBx petits libertins , qui muigeaient des cerises ,
'Vinrent contfè Harpagéme , i diverses reiM-ises , Riant , ckantant-^ faisant semblant dêrbadïner. ^
- Ils j^fepient letits noyaux Tun après Vautt^ en J'air : Un noyan vint Êrappef Harpagéme au visage, n leur dit de n'y plus retou^er davantage. Eux , sans daigner Fouir , et jetant à Tenvi , Cet agaçant noyau de plusieurs fut suivi. Harpagéme à diacun redoubla ses menaces. Riant de lui sous cape , et foisant des grimaces , Malicieusement ces petits obstinés Ne visaient (dus qu'à lui , prenant pour but son nez. Transporté de colère et perdant patience , Harpagéme après eux courut à toute outrance, Quand d'un logis voisin Timante étant sorti, De cet heureux succès aussitôt averti , D me donna sa lettre , et rentra dans sa cage. Harpagéme revint , essoufflé, tout en nage , Sans avoir joint ces deux espiègles : enroué , Fatigué , détestant de s'être vu joué ,
' Il en pensa crever de rage et de tristesse. Gomme je ne veux rien vous cacher , je confesse Que je livrai mon âme à de secrets plaisirs - De voir que mon jaloux fût , malgré ses désirs , La fable d'un rival , et la dupe... ' *
HAEPAGÊMB, à part.
Ah 1 je crève...
( à Horteme. ) De répondre ati billet vous n'eûtes point de trêve ?
UORTENSE.
D'accord ; mais il fallait trouver Tinvention
De le pouvoir donner. ^
HAEPAGÂUE. *
Vous la trouvâtes?
HORTENSB.
Boni
Harpagéme y pourvut. Pressé par sa ftublesse, n voulut consulter une4evinere88e Pour voir s'il serait seul maître dé mes appas. Il m'y fit , on matin , aoeompagner ses pas. A peine sortions4iou8, que j'aperçois Tenante. Harpagéme , à sa vue , aussitôt s'épouvante , Nous observe de çfès , me tenant une main ; Dans l'autre était ma lettre. Inquiète en chemin Comment de la donner je pourrais fiiire en sorte , Un honune qui fendait du bois devant sa porte A lÊiire un joli tour me fit soudain penser. Dans les bûohes , exprès , je ha m'embarrasser : Je tombe , et , par l'effet d'nne malice extrême, J'entraîne Sw^^ moi rudement Harpagéme.
Timante, à cette chate, accourt à mon aecourg: Moi , qui mettais mon soin à l'observer toujours, Comme il m'offrait sa main pouc soutenir la mienne, {^.coulai^rompiement mon billet dans la âenoe; Puis je fîis du jaloux relever le diapeao , Quid^ns ce temps cherchaitses gants etson manteaa, M'injuriant, pestant contre la destinée : Mais , confié heureusement ma lettre était donnée , n ne putmeAcher, Crotté , gonflé d'ennui, Il revint sur ses pas : j'y revins avec lui, Non sans rire en secret, songeant à cette choie. De mon invention et de sa culebute;.-
* HARPAGÊMB,àpart»
- (IBorCenie.)
Ouf!... Ëtîiuarriva-r41 de l'un et l'autre tour?
HORT^SE
Timante , instruit par moi , pressé par sonamoar, Pour me pouvoir parler as^ d'un stratagème. Il fit secrètement avertir Harpagéme , Par un homme apoaté , qbll voulait m'enlever; Qu'un soir à ma fenêtre îTdevait me trouver , Et que nous ménagions le moment fkvorabie Pojur m'arracher des mains d'un jaloux détestable. Cet avis fit l'effet que nous avions pensé : Par cette fausse alarme Harpagéme offensé , Voulant assassiner l'autedr de cet outrage, Étant accompagné de spadassins à gage , Fit quinze nuits le guet sous mon appartement : Et je vis quinze nuits de suite mon amant Dans celui du jardin , aa bas de ma fenêtre. Par des transports cbarmants que noscœorflaisaieotnaflrt Sans crainte du jaloux exprimant nos amours, Nous cherchions les moyens de le fuir poiu* loujoan, Et ne nous arrachions de ce lieu de délices Qu'au moment que du jour on voyait les prénucc» Je me mettais au lit, Où , feignant de domiir , J'entendais mon boturu tousser , cracher, frémir; Tantôt ,^venant mouille jusque à sa chemise;