LIVRE h
Ifm Pan , d'oo Sylrain , on d'un Faune ,
>'i même ceux d'une Amazone; Mab eem d'une Véons à l'Age de vingt ans.
Sesdiereax épan et flottants.
Et que les mains de la Nature
ànieot frisés A l'aventure.
Celles de Flore parfimiés , Cidaint quelques attraits dignes d'être estimés ; Mai» Psyché n'en était qu'à prendre plus facile : O, pour 00 qu'H cadiait , elle en soupçonnait mlDe.
Lcon ioneaux , leurs bondes , leurs nœuds , Tmr a tour de Psyché reçurent tons des vœux ;
Ctixon eut A part son hommage.
l'ne ctiose nuisit pourtant A ces cheveux ,
Ce Ait la beauté du visage.
QoeToos en diral-je? et comment
Es parier asses dignement?
Soppiéet à mon impuissance :
Je ne TOUS aurais d'aujourd'hui
Dépeint les beautés de celui
Qui des beautés a l'intendance.
Qm dini»-je des traits où les Ris sont logés? Decfoi qoe les Amours ont entre eux partagés?
Des yeux aux brillantes merveilles.
Qui sont les portes du désir;
Et nrioot des lèrres vermeilles ,
Qui loot les sources du plaisir?
Psyché demeura comme transportée à Tas* pect de soD époux. Dès l'abord eUe jugea bien que c'était T Amour; car quel autre dieu lui tarait paru si agréable?
Ce que la beauté, la jeunesse, le divin charme qiiwmmnmque à ces choses le don de plaire; oequ^tiDc personne iiaite à {daisir peut causer tti yeux de volupté et de ravissement à l'esprit, Cupidon en ce moment-là le fit sentir à notre héroïne. Il dormait à la manière d'un <^, c'est-à-dire profondément, penché nondalamment sur un oreiller, un bras sur sa t^te, l'autre bras tombant sur les bords du lit, œovert à demi d'un voile de gaze, ainsi que sa Bu^re en use, et les nymphes aussi , et quelque- Ws les bergères.
I^ joie de Psyché fut grande, si Ton doit ^Ppder joie ce qui est proprement extase : en- <^re ce mot est-il faible, et n'exprime pas la ^dre partie du plaisir que reçut la belle. Elle i^it mille fois le défaut du sexe, se sut très-bon {fé d'être curieuse, bien fiàchée de n'avoir pas ^irevenu dès le premier jour aux défenses IttOD lui avait faites, et à ses serments. Il n'y anit pas d'apparence , selon son sens , qu'il en ^iianiver du mal : au contraire, cela était bien,
et justifiait les caresses que jusque-là elle avait cru faire à un monstre. La pauvre femme se repentait de ne lui en avoir pas fait davantage : elle était honteuse de son peu d'amour, toute prête de réparer cette faute si son mari le sou* haitait, quand même il ne le souhaiterait paSt
Ce ne fut pasà elle peu de retenue de ne point jeter et lampe et poignard pour s'abandonner à son transport. Véritablement le poignard lui tomba des mains , mais la lampe non : elle en avait trop affaire , et n'avait pas encore vu tout ce qu'il y avait à voir. Une telle commodité ne se rencontrait pas tous les jours; il s'en fallait donc servir : c'est ce qu'elle fit, sollicitée de faire cesser son plaisir par son plaisir même. Tantôt la bouche de son mari lui demandait un baiser, et tantôt ses yeux ; mais la crainte de l'éveiller l'arrêtait tout court. Elle avait de la peine à croire ce qu'elle voyait , se pa^it la main sur les yeux, craignant que ce ne fût songe et illiision ; puis recommençait à considérer son mari. Dieux immortels! dit-elle en soi-même, est-ce ainsi que sont faits les mons* très? Comment donc est fait ce que l'on appelle Amour? Que tu es heureuse, Psyché! Ah! divin époux! pourquoi m'as-tu refusé si longtemps la connaissance de ce bonheur? Craignais-tu que je n'en mourusse de joie? Était-ce pour plaire à ta mère ou à quelqu'une de tes maîtresses? car tu es trop beau pour ne faire le personnage que de mari. Quoi! je t'ai voulu tuer ! quoi ! cette pensée m'est venue ! 0 dieuxl je frémis d'horreur à ce souvenir. Suffisait-il pas, cruelle Psyché, d'exercer ta rage contre toi seule? L'univers n'y eut rien perdu : et sans ton époux que deviendrait-il? Folle que je suis! mon mari est immortel : il n'a pas tenu a moi qu'il ne le fût point.
Après ces réflexions, il lui prit envie de regarder dé plus près celui qu'elle n'avait déjà que trop vu. Elle pencha quelque peu l'instrument fatal qui l'avait jusque-là servie si utilement. Il en tomba sur la cuisse de son époux une goutte d'huile enflammée. La douleur éveilla le dieu. Il vit la pauvre Psyché qui, toute confuse, tenait sa lampe; et, ce qui fut le plus malheureux» il vit aussi le poignard tombé près de lui.
Dispensez-moi de vous raconter le reste : vous