LE GARDINAL#DE BOUILLON
GEAIID ADHÔRIBl DE nURCI.
MONSUGIIKDI f
Votre Altesse éminentttrime ne reftisera pas sa protection au poème que je lui dédie*: tout oe qui porte le>Garaotère de piété est auprès de tous d'une recommandation trop puissante. C'est pour moi un juste sujet d'espérer dans l'occasion qui s'offre aujourd'hui : mais, si j'ose dire la irérité , mes souhaits ne se bornent point è cet arantage ; je Tondrais que cette idylle, outre la sainteté du sujet , ne ▼ous parût pas entièrement dénuée des beautés de la poésie. Vous ne les dédaignes pas ces beautés difines, et les grâces de cette langue que parlait le peuple prophète. La lecture des lirres saints tous en a appris les principaux traits. C'est lÀ que la sagesse divine rend ses oracles arec plus d'éléTation, plus de majesté, et plus de force que n'en ont les Virgile et les Homère. Je ne reux pas dire que ces derniers tous soient inconnus : ignorex-rons rien de ce qui mérite d'être su par une personne de YOtre rang? Le Parnasse n'a point d'endroits où tous soyes capable de ▼ous égarer. Certes, Monsbighbob, il est glorieux pour Yoos de pouvoir ainsi démêler les diverses roales d'une contrée ou tous tous êtes arrêté si peu. Que si votre goût peut donner le prix aux beautés de la poésie , il le peut bien mieux donner à celles de l'éloquence. Je tous ai entendu juger de nos orateurs avec un discernement qu'on ne pent assez admirer ; tout cela sans autre secours que celui d'une bienheureuse naissance, et par des talents que TOUS ne tenei ni des précepteurs ni des livres. C'estanx lumières nées avec tous que tous êtes rederable de ces progrès dont tout le monde s'est étonné. Ce qui consume la rie de pinsienrs rieillards enchaînés aux livres dès leur enfance, la jeunesse d'un prince l'a fkit; et nous l'avons vu, et la renommée l'a publié. Elle a joint au bruit de votre savoir celui de ces mœurs si pures , et d'une sagesse qui est la fille du temps chez les autres, et qui le devance chez vous. Un mérite si singulier a été nniverseliement reconnu. Celui qui dispense les trésors du del , et le mo-
* Il était duc d'Albret , et beau-frère de la duchesse de Bouillon. Voyes sur oe qui le concerne notre HUMre de la vie et dff ouvrages de la Fontaine.
narque qui par ses annes victorieons s'est rendu l'aiiiilrs de l'Europe, ont concouru de Ihvears et d'eatime pour vous élever. Après des témoignages d'un si grand poids, mes louanges seraient inutiles à votre gloire. Je ne dois ajouter id qu'une protestation respéctoenae d'être toute ma vie,
HONSBIGNEDa,
DB VOTBB iLTBBSB SÈÊÈiaUmE*,
Le très-bmnble et très-obéiMBt senritenr,
DB LA FONTAIffB.