A M. FOUQUET
POUR LE POirr DE CHATBÀU-THIEEET.
Dans cet écrit , notre pauvre cité
Par moi , seigneur , humblement vous supplie ,
Disant qu'après le pénultième été
L'hiver survint avec grande furie,
Monoeaux de neige , et gros randons * de pluie ,
Dont maint ruisseau croissant subitement
Traita nos ponts bien peu courtoisement
Si vous voulez qu'on les puisse refaire ,
De bons moyens j'en sais certainement :
L'aient surtout est chose nécessaire.
> LoofB XIV.
s Lesédlleart modenietODt à tort donné à cette pièce le t^tre
de madHgaL C'est une suite de la btllade précédente.
sQetle date n'eit miw que d'après l'assertion de Matthieu, Marais , p. 3S.
4 Bourrasque, chote violente de pluie.
Or d'en avoir c'est la «UfBculté ; La ville en est de longtemps dégarnie.
Qu'y ferait-4>n? vice n'est pauvreté; Mais cependant , si l'on n*y remédie , Chaussée et pont s'en vont à la voirie. Depuis dix ans nous ne savons conunent La Marne fait des siennes tellement »
Que c'est pitié de la voir en colère.
Pour s*opposer à son débordement ^, L'argent surtout est chose nécessaire.
Si demandez' combien en vérité L'œuvre en requiert , tant que soit accomplie , Dix mille écus en argent bien compté , C'est justement ce de quoi l'on vous prie. Mais que le prince en donne une partie , Le tout , s'il veut , j'ai bon consentement De ragnéer,sans craindre aucunement.
S*il ne le veut, afin d'y satisfaire , Aux échevins on dira franchement :
L'argent surtout est chose nécessaire.
ENVOL
Pour ce vous plaise ordonner promptement Nous être fait du fbnds suffisamment; Car vous savez , seigneur , qu'en toute Procès , négoce , hymen , ou bâtiment , L'argent surtout estchose nécessaire.