A M. LE CHEVALIER DE SILLERY
ce asaoftt fSBS.
Jamais nos combattants n'ont été si hardis ; Nos moindres ftintassins sont autant d'Amadis.
" Pascal Colasw, oompotileur de la moslqtte de l'opéra ^ÀHréé , de la Fontaine. Colasse était élève de Lutli , et son gendre. Il était né à Parit en 16» , et mooral à Versailles cnlTOa.
* Sur le chevalier de Slllery . voyei p. 66a , col. 2 , noie I, C*esCàsa8œurnabr«lle-Praiiroiiede SiOeryqiiela Pootaioe
La présence du roi , ses ordres, ion exem|rie... Quel roi ! c'est aux neuf Soeurs de lui bâtir un temple* Mon art ne suffit pas pour de si hauta projeta* Les soins, dia-je, do prince animant ses sujets,
00 prend des murs. Quels murs I vrais remparts de îa Flan- Qu'un autre que Louis serait dix ans à prendre • . [ dr« Ah ! si le del voulait que nous eussions le tout t
Quel pays I vous voyei ses défenseurs à bout. Je n'en dirai pas plus , notoe rot n'aime guèrea Qu'on raisonne sur ces matières.
Voilà bien des queU entassés les uns sur les autres» et une figure bien répétée ; si faut-il pourtant remployer encore sur ce qui regarde M. le duc^
Quel prince ! Noos savona qu'il s'est trouvé partout; Que, dédaignant le brait d'une valeur ooominne,
U s'est disthigné jusqu'au bout ; Que Francœur , Jolicœnr, JoUbols, la Fortune, Grenadiers, gens sans peur, vrais suppôts de Césars, Avec moins de plaisir s'exposent anx hasards. Tel on voit qp'un Uon, roi de l'ardente plage,
De sang et de meurU« altéré, Porte sur les chaiseurs un regard assuré.
Et se tient fier d'être entouré
De mille marques de carnage.
Je change en cet endroit de atyle et de langage. Ke vous sembie-t-il pas que je m'en suis tiré AitMJ qu'un voyageur en des bols égaré 7.
n faut reprendre nos brisées.
Les Musée ne sont pas sur ce prince épuisées. Quel plaisir pour celui dont il reçut le jour 1 Le bon sens et resprit, conducteurs du courage. Sont du sang dea Coudés rordioabts apanage. Moi , j'en tiens cent louis : chacun m'en ftit la cour.
Il a déifié ma veine.
Mes soins en valaient-ils hi peine r '
Il ne s'en tèni point étonner.
Que ne lui vit-on pas donner
Dans le temps qu'il tint cour plénière
Pour une fête singulière ?
Chantilly Ait la scène , endroit délicieux. Sans qne tout ffAt parfait , chacun fit de son mieux.
Tous rapportèrent de ces lieu
De grosses et ootables sommes.
n a payé comme les dieux
Ce qu'Us ont fait comme des hommes.
U n*est bruit ici que de votre prince. 1 out le
a dédié U iible xiii du Uv. VUI. Voyei VHUMrê deiavieel diê auHfraget de ta FontaHu , IS24, in-8*» p. 28Bet544.
* Louis XIV, commandant en personne, prit Kamur le 8 Jnio I69a{ le château se rendit le 30.
> Le duc de Bourbon, mort en 1710, danssa quaranle-denzlèree année. U déploya la valeur la plus intrépide à SIefailLerque . à
1 i«erwinde.
Ai
ŒUVRES DIVERSES
monde lui attribue Tavantage que nous avonB remporté an combat de SteinkerqueS C'est là un fort beau sujet de poème : le caractère du héros, raclion et les circonstances, il n*y manque rien que le bon Homère ou le bon Virgile, si vous voulez : car, pour votre poète, il ne faut plus vous y attendre ; je snis épuisé, usé, sans le moindre feu, et ne sais comment j'ai pu tirer de ma tôte ces derniers vers. Quand je dis que je suis sans feu , c*est de celui qui a fait les fables et les contes que je veux parler ; car d'ailleurs je ne suis pas avec moins d'ardeur que j'étais il y a dix ans , monsieur , votre très-humble et trèsK>béissant serviteur et poète.
P. S. Ces vers ont été commencés inoonttnent après la prise de Namur, et avant les dernières actions dé M. le duc, à votre combat d'Enghien. On n'a pas sit6t loué une chose, qu'il en vient une autre. Dites à ce prince qu'il nous donne quelque relâche, car il nous constitue toujours en de nouveaux Frais par de nouveaux témoignages de sa valeur : ni moi à Tàge do vingt-cinq ans, ni tête d'homme n'y suffirait.
XXXVIl. — A M. DE MAUCROIX.
M octobre fSM.
J'espère que nous attraperons tous deux les quai^re-vingts ans ' , etque j'aurai le temps d'achever mes hymnes*. Je mourrais d'ennui , si Je ne composais plus. Donne- moi tes avis sur le Die» irœ, diet ti/a, que je t'ai envoyé. J'ai encore un grand dessein, où tu pourras m'aider. Je ne te dirai pas ce que c'est, que je ne l'aie avancé un peu davantage.
* Le 8 aoAt 1602. sur le priooe d'Oraose, dont l'iiiboterie fut taillée ea pièces par le duc de Luxembourg.
• Ce f Œu se réalisa pour de llaucroix , qui mourut le 9 awU I7M. à rigedequatre-vingt-dlzaiis: mais la Fontaine termina set tours un an après aTOir écrit oette lettre, et n'atteignit pas solianle-quaione ans.
■ Tout entier à b dévotion , il ne oompooit plus que des ouvrag<>s pîeuz.