‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 706 sur 723 · AMESDAMESD'HERVART, DE VIRVILLE, ET DE GOUVERNE · texte numérisé non relu

AMESDAMESD'HERVART, DE VIRVILLE, ET DE GOUVERNE

ie9t.

AUX MUSBS.

Intendaotes da Parnane, Si de traiti remplit de gréées Vos fafeurs oroeot Ict vera Dont j'eotretieni l'aniren , Anjourd'bui jeToui implore :

Donnei à ma ▼oix encore L'éclat et lei mêmes sons Qn'afaieat jadis mes cbansoos.

Tonte la eoor d'Âmatbonte Étant à Bois-le- Vicomte, Muses, j'ai liesoin de tous; Venei donc de compagnie.

Par Toacbarmes les plos doux, Ressosclter mon génie.

Je sens qu'U va décliner; C'est à vous de loi donner Des forces tontes n(iu?elles :

Car je ? enx loner trois belles ; Je feux cbaiiter baut et net Virrille >, Hervart , Gon?ernet *,

«François ^bêlais.

> Pour lesëclaircisements reUtib I cette lettre , voyes l'ifU- Cotr« d€ lavieéi dts ouvrages dé la Fontoitie, troisienie édiUon«lfa4.p.537.

• jjadaine la comtesse de Viciville, ou ViniUe. comme écrit la Fontaine iKMir abréger, était» ainsi que nous Tavons dé)à dit , la asur du marquis de Gouvemrt . et la femme de Groslée, comte de VinviUe. qui mourut gouverneur de la fille et de la citadelle de Moittéllmart. le 26 septembre 1795. La comlesse de Vichrille fhait encore en 1713. Cette dame était de la mai-

J'cn ferai mea troiadéeaBeip Leur donnant, à ma façon , Et l'Aroonr pour compagnon.

Et les Gréoes ponr hùtessea.

J'y join Irai les menus dieoz Qn'Henrnrt a pour satellites.

De leurs troupes fafonles S'accmnpagnanl dans les lien - Où Lulli règne et Molière.

Le sermon foit rarement Une tflle fourmilière; Ce n'est pas leur élément :

Henrart alors • ongédie Presque moitié de ses gens ; A Vénus , sa bonne amie, Les prêtant pour quelque tfmpa. Tout en est plein daos l'ombrage Qui n'eut jamais son pareil, n n'est forêt ni bocage Plus ennemis dn soleil.

Dao»ses rédnits les moins aoodirea Se cache aisément l'Amour.

Sons l'épaisseur de leurs ombres Je pourrais bien quelqne jour Laisser mon cœur en ôtagOi Le reste du composé Est l'être le plus Tolage Dont Dieu ae soit a? ké.

Gomme il y a longtemps qoe vous vous mâes demesaf(aires,voussavezaussibienqueaioique ce que jedisest véritable. S'il était possible que vous fixassiez le Mercure pour quelques jours» je me hasarderais d*aller trouver les personnes dont il s'agit : mais de demeurer tranquille à Bois-le- Vicomte pendant qu*on répétera à Paris mon opéra ', c't si ce qu'il ne faut espérer d'aucun auteur, quelque sage qu'il puisse être. Je resterai doncen un lieu où je vas et viens comme

son de la Tour Gou^eniPt, branche de celle de la Toor du Pin. Son nis. le comte de VirivJUe, succéOa à son péreiLmIe gouvernement de Montéllnurt. I l'âiçe de sept à huit ans: ce fut le dernier n*Jeion de la maison de Groslée. Madame de Senozan , dont U est soiiveut parié dam Ica OfSwres de rerçier . fut rbéritlère des comtes de viriville. Voy ex YUUtoire des Davrphifu françoiê , préface « t et I m ; le Mercure gaiout . oolobre 1703 ; et le Diciionnaire de la noOtesse, t- VU , p. 47S, * De UonfiUe, dans m ^ie de JUignard, p. 70, nous ap* prend que la marquise de Gouvemet était U aceur de M. d*llcrrart. Dans l»s Œuvres de yergirr , t U . p. 9S édit. 4750 . on trouve une lettre adrei^ée à madame U comtesse de Vlri«iile. datée de f 71 6 : et I la pag^ 965 du même Yolume sont des vers à mademoiselle d** Gouvem< t. pour le Jour de sa fête, qui était la Saint-Anto'ne. ( Voyei encore p. 154.) Versier écrit Vir^ ville, la FonUine rirville, même dans la snscriptlon de cette lettre. Cettedfmoiselle de Gouvemet, I laquelle Verglrradicasa des vers, était to ttUe dumaïqnls, parounséqnenllanl6oe de M. d'Hervart par sa aœur.

bon me semble, et ou je puis cacher ma marche quand il me platt : ce sera autant de danger que J'éviterai. Toutes muses que vous êtes, enlreprendriez-vous de me préserver du péril à quoi je m'exposerais en m'allant enfermer dans un château où madame dUervart et ses nièces n'épargnent âme vivante, et me retiendraient par encliantement, contre tout droit d'hospitalité ? Que deviendrais-je avec mon humeur volage , et qui ne saurait souffrir nul attachement ? Il me siérait bien de faire là le passionné et le chevalier errant, moi qui ne serais* pas reçu écuyer du moindre des héros de tous les livres d'Amadis!

Oh t si j'avais un empire , Si j*étais roi du Pérou I...

Je voia qu'Henrart me va dire :

Votre MMiliait est bien fou.

Si TOUS aTiei des oouroones , Eh bien I qu'est-oe que cela f Feriea-fous de noa personnes La oooquète à oe prix-Ur Vienne Jupiter iui-mème , Et le dieu qui frit qu'on aime , Ayant pour eux le Destin , Ils y perdront leur laUn.

Pour vous récompenser de vos vœux et vous payer de votre monnaie, voici ce qui vient de me venir dans la pensée :

Oh I si le dieu du Parnasse Avait inspiré Golasse « , Comme l'on dit qu'il a hit , La chose irait à souhait Selon toutes les merreiOes Qu'on en dit présentement , Les yeux n'auraient nullement A ae moquer des oreOles.

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