‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 709 sur 723 · RÉPONSE DE M. DE MAUCROIX · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE M. DE MAUCROIX

UftnlerfeBS.

Mon cher ami, la douleur que ta dernière lettre me cause est telle que tu te la dois imaginer. Hais en mômetempsje te dirai que j'ai bien de la consolation des dispositions chrétiennes ou je te vois. Mon très-cher, les plus justes ont besoin de la miséricorde de Dieu. Prends-y donc une entière confiance, et souviens-toi qu'il s'appelle le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation. Invoque-le de tout ton cœur. Qu'est-ce qu'une véritable contrition ne peut obtenir de cette bonté infinie? Si Dieu te fait la

* Fabio Bruslart de Sillerj . frère du chevalier de saiery , an. quel la Fonuiae a adressé la Mtre XXXVI. et de madcmoiselie de SUlcrj . ^ laquelle il a dédié la latrie uu du livre VUI, était le sixième fils de Louis-Roser Bruslart de Sillery. H ftit sacré évéque de SOissons le SS man Ifl^S, et fet reçn A rAcidémie française en 1703. U monnit le SI novendire 1714. Il était fort lié aroc de Maucrolx . qui lui a dédié plusieurs de ara ouvrages. Voyei Vifittçire de ia vie et du amvraget de la fbnlaitM , IS24 . i»-S . p. 546.

* Pour les édaircissements relalib I cette lettre et à la pré» oédente, on doit consulter VBUUtire delavUeidte cmmrogeM de /a foMtolne, troisième édition. ltS«. p.54tà8B». etl?7 4 813.

LETTRES A DIVERS

grâce (le te renvoyer la sao té, j'espère que tu tiendras passer avec moi les restes de ta vie , et souvent nous parlerons ensemble des miséricordes de Dieu. Cependant, si tu n'as pas la force de m'écrire, prie M. Racine de me rendre

cet office de charité, le plus grand qu'il me puisse jamais rendre. Adieu, mon bon, mon ancien , et mon véritable ami. Que 1)ieu , par sa très-grande bonté , prenne soin de la santé de ton corps et de celle de ton ùaneï

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