LIVRE H
Et crut y glaner paradis.
Telles gens par leurs Ikmis avis MeltenI à bîeD les jeunes âmes, Tirent à soi filles et femmes , Se savent emparer du eœur , Et dans la Tîgne du Seigneur Timvaillent ainsi qu*on peut croire , Bt qn*on verra par cette histoire.
Au temps que le sexe vivait Dans rignoranoe , et ne savait Gloser enoor sur l'Evangile (Temps à coter fort diClicile) , Un essaim de frères mineurs , Pleins d^appétit et beaux dîneurs , S*aUa jeter dans une ville En jeunes beautés très-fertile.
Pdor des galants , peu s'en trouvait ; De vieux maris, U en pleuvait.
A Fabonl une confrérie Par les bons pères fot bâtie.
Femme n'était oui n*y courût, Qui ne s'en mit, et qui ne crût Psar ce moyen être sauvée :
Puis quand leur foi fut éprouvée, On vint au véritable point.
Frère André ne mardianda point , Et leur fit ce beaupetit prêche :
Si quelque chose vous empêche D'aller tout droit en paradis , C'est d'épargner pour vos maris Un bien dont ils n'ont plus que faire Quand ils ont pris leur nécessaire , Sans que jamais il vous ait plu Nous fidre part du superflu.
Vous me direz que notre usage Répugne aux dons du mariage :
Noos Tavouons ; et , Dieu merd , Noos n'aurions que voir en ceci, Sans le scinde vos consciences.
La plus griève des ofiTenses Cest d*ètre ingrate ; Dieu l'a dit :
Pour cela Satan Ait maudit.
Prenez-y garde; et de vos restes Rendez grâce aux bontés célestes , Nous laissant diner sur un bien Qui ne vous ooâie presque rien.
Cest un droit, 6 troupe fidèlel Qui vous témoigne notre zèle ; Droit authentique et bien signé , Que les papes nous ont donné; Droit enfin, et non pas aumône :