‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 3)Chapitre 104 sur 164 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

Courons , mes sœurs , obéissons.

' De V antique Jacob jeune postérité. • -

Au nom près de Jacob substitue à celui de Cadmus , ce vers si une traduction littérale du premier vers de V Œdipe de Sohocle.

Cette scène est inutile; elle ne sert en effet de rien à l'action, uistjuc le sujet de la pièce n'y est pas même exposé. L. B. *

* Elle n'est pas absolument //7i^///f , puisqu'elle nous apprend

228 ESTHEB,

La rciae nous appelle.

Allons , rangeons-nous auprès d'elle.

TOUT LE CHŒUR, entrant sur la scène par plusieurs endroits différcns.

La reine nous appelle.

Allons , rangeons-nous auprès d'elle.

ÉLISE

Ciel! quel nombreux essaim d'innocentes beautés S'offre à mes yeux en foule , et sort de tous côtés ! Quelle aimable pudeur sur leur visage est peinte ! Prospérez , cher espoir dune nation sainte. Puissent jusques au ciel vos soupirs innocens IMonter comme l'odeur d'un agréable encens ! ' Que Dieu jette sur vous des regards pacifiques !

Mes filles , chantez-nous quelqu'un de ces cantiques

une foule de faits que nous devons savoir : mais elle ne remplit pas le but principal de toute exposition , qui est d'annoncer ce qui fera le sujet et le nœud de la pièce : en cela le commentateur a raison.

* Monter comme t odeur d'un agréable encens 1

C'est la figure ordinaire sous laquelle l'Ecriture sainte rcprcsciite la manière dont nos prières parviennent aux oreilles de Dieu. Dans l'Apocalypse il est dit que la fumée de l'encens formé des prières des saints monta en présence du Seigneur. Chal Itre YIII , V. 4- L. B.

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