‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 3)Chapitre 107 sur 164 · UNE DES PLUS JEU>-ES ISRAELITES · texte numérisé non relu

UNE DES PLUS JEU>-ES ISRAELITES

Ciel , qui nous défendra' si tu ne nous défends ?

MARDOCHÉE

Laissez les pleurs , Estlier , à ces jeunes enfans. En vous est tout Tespoir de vos mallieiu-eux frères ; Il faut les secotu-ir : mais les heures sont cbères ; Le tems vole , et bientôt amènera le jour Oii le nom des Hébreux doit périr sans retour. Toute pleine du feu de tant de saints prophètes , Allez , osez au roi déclarer qui vous êtes.

Hélas ! ignorez- vous quelles sévères lois Aux timides mortels cachent ici les rois? Au fond de leur palais leur majesté terrible A ffecte à leurs sujets de se rendre invisible ;

* Le fer ne connaiîra ni le sexe ni V âge.

Comme toute cette poi'sie est hardiment et naturellement figun'e ! On avait exprimé mille fois cette idcfe , mais qui avait dit que le fer ne connaîtrait ni sexe ni âge?

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