UNE PARTIE DU CHŒUR
"Esther entre y s' appuyant sur Elise; quatre Israélites, soutiennent sa robe.
ASSUÉRUS
Sans mon ordre on porte ici ses pas?
Quel mortel insolent vient chercber le ti'épas? Gardes.. . C'est vous , Estlier ? Quoi ! sans être attendue?
Mes filles , sovitenez votre reine éperdue. Je me meiu's. ( Elle tombe évanouie. )
mise était ordinaire aux rois dans ces contrées, parce que cet anneau servait de sceau aux édils souverains ; et quant au triomphe ordonné pour Mardochée, Chardin atteste qu'il est encore d'usage en Perse quand le roi veut honorer son favori.
ASSUÉRUS
Dieux puissans ! quelle étrange pâleur De son teint tout à coup efface la couleur ! Esther, que craignez- vous ? Suis-je pas votre frère?' Est-ce pour vous qu'est fait un ordre si sévère? "Vivez : le sceptre dor que vous tend cette main Pour vous de ma clémence est un gage certain.
Quelle voix salutaire ordonne que je vive, Et rappelle en mon sein mon ame fugitive*
ASSUÉRUS
Ne connaissez- vous pas la voix de votre époux? Encore un coiip vivez , et revenez à vous.
ESTUER.
Seigneur, je n'ai jamais contemplé qu'avec crainte L'auguste majesté sur votre front empreinte. *
' Esther, que craignez-vous ? Suis-je pas votre frère?
Paroles d'Assuérus dans Esther. « Qu'avez-vous Esther ? Je 51 suis votre frère , ne craignez rien ; non , vous ne mourrez « point : la loi porte'e pour tous mes peuples ne vous regarde « pas; approchez, et louchez mon sceptre. » Ch. XV, v. 12, i3 et i4- Le commencement de cette scène est emprunte' des huit premiers versets de ce chapitre. L. B.
^ Seigneur, je n 'ai jamais contemplé quoi'ec crainte L'auguste majesté sur votre front empreinte , etc.
Grand roi! vous m'avez paru comme l'ange de Dieu ; j'ai