‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 3)Chapitre 135 sur 164 · ACTE H, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE IX

LA MEME ISRAÉLITE chante.

Tel qu'un ruisseau docile ' Obéit à la main qui détovirne son cours, Et, laissant de ses eaux partager le secours, Va rendre tout un champ fertile :

Dieu , de nos volontés arbitre souverain ,

Le cœur des rois est ainsi dans ta main.

ÉLISE

Ah ! que je crains , mes sœurs , les funestes nuages

Qui de ce prince obscurcissent les yeux ! Comme il est aveuglé du culte de ses dieux !

UNE DES ISRAÉLITES

Il n'atteste jamais que leurs noms odieux.

UNE AUTRE

\ux feux inanimés dont se parent les cieux Il rend de profenes hommages.

UNE AUTRE

Tout son palais est plein de leurs images. LE CHŒUR chante.

Malheureux , vous quittez le maître des humains , Pour adorer l'ouvrage de vos mains !

2 Tel qnun ruisseau docile , etc.

Cette comparaison est prise du verset suivant du livre des Proverbes : Sicut dh'isiones aquarum , il a cor régis in manu Domini Chnp. XXI , V. 1. L. B.

276 esther;

tJ"NE DES ISRAÉLITES chante.

Dieu d'Israël , dissipe enfin cette orabre. Des larmes de tes saints quand seras-tu touché?

Quand sera le voile arraché Qui sur tout l'univers jette une nuit si sombre? Dieu d'Israël, dissipe enfin cette ombre. Jusqu'à quand seras-tu caché?

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