SCÈNE IX ET DERNIÈRE
LE CHŒUR
TOUT LE CHŒUR
Dieu fait triompher l'innocence ; Chantons , célébrons sa puissance.
UTSiE ISRAÉLITE.
Il a m contre nous les méchans s'assembler,
El notre sang prêt à couler ; Comme l'eau sur la terre , ils allaient le répandre : *
* Comme Veau sur la terre , ils allaient le répaT2dre.
On trouve dans le Pseaume liXXVIlI, v. 3. une image sem-
3o8 ESTHEU,
Du haut du ciel sa voix s'est fait entendre ; L'homme superbe est renversé ; Ses propres flèches l'ont percé.
UNE AUTRE
J'ai Tii l'impie adoré sur la terre ; Pareil au cèdre , il cachait dans les cieux Son front audacieux : Il semKait à son gré gouverner le tonnerre,
. Foulait aux pieds ses ennemis vaincus; Je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus. •
Llahle. Effuderunt sanguinem eorum tanquam aguam. Et dans le Pseaume XXI , v. i5 : Sicut agua e/fusus sum. L. B.
^ Je n 'ai fait que passer , // n 'était déjà plus.
M. Despréaux disait « que la sublimité divine des Pseaumes » était recueil de tous les traducteurs ; que leur simplicité nia- » jestueuse ne pouvait être rendue que bien difficilement par « la plume des plus grands maitres ; qu'elle avait souvent dé- » sespéré M. Racine ; qu'il était venu pourtant à bout de tra— » duirc admirablement cet endroit du psnlmiste : » Vidi impium superexaltatum , et elcvatum sicut cedros Libani. Et transiç>i , et ecce non erat. Ps. XXXVI , v. 35 , 36. L. B. *
* Ces vers sont admirables , comme dit Boiieau ; cependant ils sont loin de In précision de l'original. <• J'ai vu l'impie élevé » au-dessus des hommes , haut comme les cèdres du Liban. J'ai » passé , et il n'( tait plus. » Les vers de Racine sont beaux comme paraphrase poi-tique , plutôt que comme traduction.