‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 3)Chapitre 161 sur 164 · DEUX ISRAÉLITES · texte numérisé non relu

DEUX ISRAÉLITES

Estlier a triomphé des filles des Persans ; La nature et le ciel à l'envi l'ont ornée.

L'u?iE DES DEUX.

Tout ressent de ses yeux les charmes innocens. Racine, v. i \

3lO ESTHER,

Jamais tant de beauté fut-elle coiu'onnée ? *

l'autre.

Les charmes de son cœur sout encor plus puissaus. Jamais taut de vertu fut-elle cotu-onnée?

TOUTES DEUX ensemble.

Esllier a triomphé des fiUes des Persans ; La natiu-e et le ciel à l'envi l'ont ornée.

UNE ISRAÉLITE, seule.

Ton Dieu n'est plus irrité ; Réjouis- toi , Sion , et sors de la poussière : ' Quitte les vèlemens de ta captivité ,

Et reprends ta splendeur première.

* Jamais tant de beauté fut-elle couronnée ?

Et non pas couronné , parce que tant de beauté équivaut ici à une si grande beauté , et que c'est la beauté qui est couronnée. Voltaire a dit de même :

Et que tant de vertu ne soit pas dangereuse.

Home saucée.

* Réjouis-toi, Sion, et sors de la poussière.

Cette idée est prise d'Isaïe. Consurge , consurge inducre

vestimentis gloriœ tute Jérusalem excutcre de pulverc

solvc vincula colli lui captiiofilia Sion. Chap. LU , v. i , 2. L.B.

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