‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 105 sur 264 · ANDROMAQUE, PYRRHUS, CÉPHISE · texte numérisé non relu

ANDROMAQUE, PYRRHUS, CÉPHISE

PHŒNIX

PYRRHUS

Me cherchiez-vous , Madame ?

Un espoir si charmant me seroit-il permis ?

ANDROMAQUE

Je passois jusqu'au;^ lieux où Ton garde mon fils. Puisqu'une fois le jour vous souflFrez que je voie Le seul bien qui me reste et d^Hector et de Troie , J'allois , Seigneur , pleurer un moment avec lui. Je ne Tai point encore embrassé d'aujourd'hui.

PYRRHUS

Ah ! Madame , les Grecs , si j'en crois leurs alaimes , Vous donneront bientôt d'autres sujets de larmes.

ANDROMAQUE

Et quelle est cette peur dont leur cœur est frappé , Seigneur ? Quelque Troyen vous est-il échappé ?

PYRRHUS

Leur haine pour Heotor n'est pas encore éteinte. Ils redoutent son fils.

ANDROMAQiJE.

Digne objet de leur crainte !

Un enfant malheureux , qui ne sait pas encor Que Pyrrhus est son maître, et qu'il est fils d'Hector !

PYRRHUS

Tel qu'il est , tous les Grecs demandent qu'il périsse.

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