‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 120 sur 264 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HERMIONE, CLÉOr^JE.

HERMIONE

Attekdois-tu 5 Clépipiê , un CQurroux si modeste ?

ACtÉ III, SCENE III. 199

La douleur qui se tait n'en est que plus funeste. Je le plains d'autanf phis , q&^auteur de son ennui , Le coup qui Fa perdu n'est parti que de lui.

'GDmptez depuis quel temps votre* hymen se préparc. Il a parlé , Madame , et Pyrrhus se déclare.

HERMIONE

Tu crois que Pyrrhus craint ? Et que craint-il encor ? Des peuples qui dix ans ont fui devant Hector ; Qui cent £bis, efirayés de TabsencErd'Achi^e, Dans leurs vaisseaux brûlants oïit cherché le^r a^le ; Et qu'on verroit encor, sans l'af^ui de son £ls , Redemander Hélène aux Troyens impunis l Non , Cléone j il n'eat point ennemi de lui-même : Il veut tout ce qu'il fait ; et s'il m^épouse , il m^aime. Mais qu'Greste^ k son gré , m'impute ses dt^uleurs , N'avons-iioiiis d'entretien que celui de ses pleurs? Pyrrhus revient à not^s. Hé bien, chère Cléone , Conçois-tu les transports de l'beur-euse Hermione ? Sais-ln quel est Pyrrhus? THes-tu fait raconter Le nombre des ea^yloits. . . , lijlais 'qui les peut comiîter ? Intrépide , et partout suivi de la victoire , Charmant , fidèlç j enfin rien ne manque à sa gloire. Songe.... , '

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