PYRRHUS, ANDROMAQUE, PHŒNIX
CÉPHISE
PYRRHUS , à Phœnix.
Où donc est la princesse?
Ne m'avois-tu pas dit qu^etle étoit en ces lieux ?
FHttNIX.
Je le croyois.
3oa ANDROMAQUE.
. ANDROMAQTJE, àCéphî«.
Tu vois lepouvoir de mes yeux.
PYRKHUS.
Que dit-ôlle , Phoenix ?
ANDB.OMAQUE.
Hélas ! tout m^abdiidonne.
PHdIKïX.
Allons , Seigneur , marchons sur les paà d'tiermione.
CÉFHISE.
Qu'attendez- vous ? Rompez ce silence obstiné.
ANBROMAQUE.
Il a promis mon fils.
CÉFHISE.
Il ne Fa pas donné.
ANDROMAQUE
Non , non , j'ai beau pleurer , sa mort est résolue.
PYRRHUS
Daigne-t-elle sur nous tourner au moins la vue ? Quel orgueil !
ANDROMAQUE
Je ne fais que l'irriter encor.
Sortons.
PYRRHUS
Allons aux Grecs livrer le fils d'Hector.
ANDROMAQUE , se jetant aux pieds de Pyrrhus.
Ah, Seigneur ! arrêtez ! Que prétendez-vous faire ? Si vous livrez le fils , livrez-leur donc la mère ! Vos serments m'ont taîitôt juré tant d'amitié ! Dieux ! ne pourrois-je au moins toucher votre pitié?