ACTE IIIV 6CEIÏE VL ao
Sans espoir de pardon nfavéa^-vous condamnée?
PYRRHUS
Phœnix vous 1^ dira, ma parole est donnée.
. ANDROMAQUB.
Vous qui braviez pour moi tant de périls divers !
PYRRHUS
Tétois aveugle alors , mes yeux se sont ouverts. Sa grâce à vos désirs ppuvoit être accordée ; Mais vous ne Favez pas seulement demandée, Cen est fait.
ANDROMAQUE
Ah 1 Seigneur ! vous entendiez assez Des soupirs qui craignoient de.se voir repoussés. Pardonnez à l'éclat d^unp illustre fortune Ce reste de fierté qui craint d'être importune. Vous ne Fignprez pas : AndriQmaque , sans vous, N'auroit jamais d'un maître embrassé les genoux.
PYRRHUS
Non , vous me haïssez ; et , dans le fond de l'ame , Vous craignez de devoir quelque chose à ma flamme. Ce fils même , ce fils , Fobjet de tant de soins , Si je Favois sauvé , vous Fen aimeriez moins. La haine , le mépris , contre moi tout s'assemble ; Vous me haïssez plus que tous les Grecs ensemble. Jouissez à loisir d'un si noble courroux.
Allons, Phœnix.
ANDROMAQUE
Allons rejoindre mon époux.
2o4 ANDROMAQUE.