ACTE V, SCENE V
FYIiAOE.
Ah Seigneur !
ORE8TE
Quoi ! Pyrrhus , je te rencontre encore !
Trouverai-je partout un rival que j'abhorre ? Percé de tant de coups , conunent t'es-tu sauvé ? Tiens , tiens , voilà le coup que je t'ai réservé. Mais que vois-je ? A mes yeux Hermione l'embrasse ! Elle vient l'arracher au coup qui le menace ! Dieux ! quels afireux regards elle jette sur moi ! Quels démons , quels serpents traîne-t-elle après soî ? Hé bien , filles d'enfer , vos mains sont-elles prêtes ? Pour qui sont ces serpents qui si£9ent sur vos têtes ? A qui destinez-vous l'appareil qui vous suit ? Venez-vous m'enlever dans l'étemelle nuit ?
Venez : à vos fureurs Oreste s'abandonne.
Mais non , retirez-vous, laissez faire Hermione : L'ingrate mieux que vous saura me déchirer; Et je lui porte enfin mon cœur à dévorer.
PYIiADE.
Il perd le sentiment. Amis , le temps nous presse ; Ménageons les moments que ce transport nous laisse. Sauvons-le. Nos eflForts deviendroient impuissants S'il reprenoit ici sa rage avec ses sens.
FIN d'ANDROMAQUE.