ACTE III, SCENE III. 3oi
DANDJN.
Il est vrai que du Mans il. en .vient par douzaine:
Messieurs....
dantjin:
Sere:i-Vôus long, avocat? dites-moi.
li'INTIMÉ.
Je ne réponds de rien.
D AND IN
' . . U est de bonne foi.
li'INTIMÉ, d'un ton :fijiii«ant en fau^f) ;:v.::
Messieurs, tout ce qui peiit étonner un coupable, Tout ce que les mortels ont de plus redoutafel^e ^ , . * ; Semble s'être assenjblé contre. nous par has^id, . Je veux dire la brigue et Téloquence. Cai*, D'un côté, le crédit du défunt m'épouvante j Et de l'autre côté , l'éloquence éclatante . , . ,^
De maître Petit Jean m'éblouit. *
DANPtJsr. ,
Avocat, • .
De votre ton vous-même adoucissez l'éclat. ^
li* I N T 1 M É , clu beau ton.
Oui-dà , j'en ai plusieurs. Mais quelque défiance Que nous doive donner la susdite éloquence , Et le susdit crédit j ce néanmoins, Messieurs, L'ancre de vos bontés nous rassure. D'ailleurs ,^ Devant le grand Dandîn l'innocence est hardie j Oui, devant ce Caton de Basse-Normandie, Ce soleil d'équité qui n^est jamais terni :
Rôa LÉS PLAIDEURS.
Victrix causa Diis placuitj sed vicia Catonu
DANDIN
Vraiment, il plaide bien.
li'iNTIMB.
Sans craindre aucune chose, Je prends donc la parole, et je viens à ma cause. Aiistote, primo y péri POiimcoN, Dit fort bien... •
DANDIN
A'V^ocât, il s'agit d'un cbapon , Et non pas d'Ariàtote et de sa politique.
Oui ^ mais l'autorité du Péripatétique Prouveroit que le bien et le mal....
BANDIK.
Je prétends Qu'Aristote n'a point d'autorité céans.
Au fait.
l'intimé. ' Pausahias, en ses Corûithiaques....
DANDIN
Au fait
L'INTIMÉ
'Rebuffe....
DANDIN
Au fait , vous dis-je.
Le gÈand Jacques. . ••