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JSritannicûs. saivit de ':près- iAttidromàque y mais sa destinée ne fut pas aussi' heftrteuse» Soit que les amis de Corneille ^ trop ^eltisi& sans doute, et par une suite de cette intolétanœ qui* domine plus ou liEiLOins dans toutes les dpâmbns-, quel qu'en sôit Folijet, aient étoufië par leurs critiques malignes et insidieuseâJa T<âx presque t(yi!i)ours fdible et timide de la louange ; soit plutôt que les beautés dont la pièce deRàcineétinéélIé eussent un caractère trop sévère j^tJ^op antique pouT'le temps où elle parut, et qu'il en soit en ^littérature comme en politique ^ où même pour les meilleures choses 'il est nécessaire qùe^^es esprits sment préparés ; il est certain qû^jm ^ncv sentit 'pafi^^d^-àbdi^ le mérite de Britanniais'^* Cette 'pièùe^'\i:ti dès plus estimables omtrrages de RacinÈe;* ce où fon^fe-ouve, dit Voltaire, (c toute l'énergie de Tacite exprimée dans des vers .a dignes dp Virgile » , fut jroçue très- froidertient , €i ne réussit même que daais tm tbtnps où ce succès trop attendu derroit peu- ie* ^ottqfri, et< nis pouvoit presque rien ajouter à sa #épatati6h.
B avoue dans sa j[)réface y avec cette candeur et Cette mijKlestie'qu'on. ne trouve quédans les bomiliès d'un talent supérieur, qu'il doit4)eaucoup A Tacite, qu'il appelle aiiême lè'plusgntnd peintre de l'antiqtiité • On voit avec plaisirt tut'jvtge^ aussi • éolàiTé , et d'un goût ausi^ correct^. aussi* «pur que Racine , rendre cette justice à Tacite^tMais be.qui-ftit'seUl ïéloge de cet excellent bist^ènj^jp'^ést que partout
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où Racine s'edt pi^po^é de rimiter, il est resté aujiessoud de lui, etr^d aea imitaiions, souvent aiiMi heureuses que le génie si différent dea deux langues le comporte , et qja'une traduction en vers le pél^met , sont peut-être lè3 îplus beaux eiidroits de :ff/iiannicusy où , domme Racine lé remarque , « il n'y <ic a presque pas wx Ixait éclatant dont Tacite ne Itti ce ait donné ridée»; . : . irr
Je n'entrerai dans aucun détail sur les autres pièces de Raçin^ : il* suffit 4^observèr en général qu'elle^ eurent le;^xt:de tous lea bonjs ouvrages^ c'est-à-dire .qu'elles , lurent critiquées ivec autant de fiel que d'ignorance, par left^Zoïles du temps:, et justement admirées des vrais oonnoisseur»,: tes seuls hommes dont le suffrage entraînetôt ou tard celui de la nation ^ et dont la voix se-Êisse entendre dans l'avenir. : ; •* '
Après avoir donnéren six anu cihq tragédies , dont la plus foible est 'écrite avec une âégance; un charme qui feitpttsqu* disparoître ou pardonner la langueur et la monotonie du 'seul sentiment qui •y règne , Racine renonça à la poésie , et termina en 1677 sa. carrière dramatique par là tragédie de Phèdre. Il avoit pouf cette pièce une prédilection fondée sur d'assez fortes raisons ; il disoit même que s'il ayoit produit quelque- chose de pariait, c'étoit Phèdre, Fouu moi , il mb semble que cette peirfeotiiôni qu'il, chierohoit, et dont personne n'a plus approché'quelui^ se trouve d'une manière
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plus sen^ble et plus frappante dans Iphigénie^ quoique le caractère de Phèdre, que Voltaire ap^ pelle «le cbef-d^œuvre de l'esprit humain, et le ce modèle éterpel, mais inimitable, de quiconque « voudrajamais écrire en vers», soit incontestablement le plus tragique et le plus sublime qu'il y ait au théâtre.
Racine fi;Lt reçu à l'académie françoise en 1675, et y rei^plaça .La Mothe le Vayer. Quelques années après il fut nommé , avec Boileau , historiographe du roi. M. de Valincourt prétend avec beaucoup de vraisemblance, ce qu'après avoir lon^^temps essayé « ce travail , ils sentirent qu'il étoit tout-à-fait op- « posé à leur génie ». C'est que , pour bien écrire Phistoire, il ^e suffit pas d'être bon poète : .il faut un talent peut-être aussi rare , et que le premier ne suppose pas celui de bien écrire en prose : il Êiut de plus une. grande connoifisance des hommes , qui ne s'acquiert point dans le silence de la retraite ; une longue expérience que rien ne peut suppléer, et qui tient à un cpurant subtil des choses de la vie bi^n observ^ées , un grand fonds d'idées , d'instruc^ tion , de raison , de philosophie ; avantages qui se trouvent rarement réunis : en un mot, il faut avoir le mérite de Tacite ou de Voltaire , qui , dans deux genres très - distincts , et en prenant chacun une route aussi diverse que le caractère de leur esprit et la nature des, objets dont ils se sont occupés, ont laissé à la postérité les deux plus b^u;s; modèles
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d^histoire qui existent dans aucune langue et chez aucun peuple , et les deux* seuls entré lesquels il ôoit peimis de balancer , et très^ifficile de choisir.
Plusieurs anecdotes de' la vie de Raeine, ses épigrammes, et -surtout la préface de la première édition de BrUannicuSj où il tourne finement en ridicule , mais avec une ironie très-amère , la plupart des jJièces de Corneille , décèlent. en lui cet esprit caustique , et ce caractère irascible qu'Horace attribue à tous les poètes qu'il' appelle si plaisamment une race «colère. La religion , vers laquelle Racine tourna d^assez bonne heure toutes ses pensées, avoit modéré son penchant pôUr k raillerie ; et , ce qui étoit peut-être plus difficile encore , parce que le sacrifice étoit plus grand et plus pénible pour Tamour-propre , elle avoit éteint en lui la passion des veris et celle de la gloire, la plus fôrtede toutes dans les hommes que la nature a deistiiiés à £aire de grandes choses : mais elle tfavoit pu afFoiblir son talent pour la poésie. Douze années pi*esque uniquement consacrées aiix devoirs de la' piété, dont le sentiment tranquille et doux étôit devenu un besoin -pour lui, et remplissoit son àme toute entière, neluiavoientTienfait;^erdredece génie heu-' reux et facile qu^on remarque dans tous ses ouvrages : il su&t , pour s^en convaincre^ de lire avec attention les deux dernières pièces qtfil fit à la sollicitation de madame de Maintenon , ph^r les demoiselles de Saint-Cyr.' 1 * ' '•