ACTE III , SCENE III. 36t
Et de Gemnanicus on entendra la fille :
De Taulxe , Ton verra le fils d'Enobarbus ,
Appuyé de Sénèque et du tribun Burrhus ,
Qui, tous deux de Texil rappelés par moi-même ,
Partagent à mes yeux l'autorité suprême.
De nos crimes communs je veux qu'on soit instruit :
On saura les chemins par où je l'ai conduit.
Pour rendre sa puissance et la vôtre odieuses ,
J'avoûrai les rumeurs les plus injurieuses;
Je confesserai tout, exils, assassinats,
Poison même....
Madame , ils ne vous croiront pas :
Ils sauront récuser l'injuste stratagème D'un témoin irrité qui s^iccuse lui-même.
Pour moi , qui le premier secondai vos desseins , Qui fis même jurer l'armée entre ses mama, Je ne me repents point de ce zèle sincère.
Madame , c'est un fils qui succède à son père. En adoptant Néron , Claudius par son choix De son fils et du vôtre a confi)ndu les droits. Rome l'a pu choisir. Ainsi sans être injuste^ Elle choisit Tibère adopté par Auguste ; Et le jeune Agrippa , de son sang descendu, Se vit exclus du rang vainement prétendu. .
Sur tant de fondements sa puissance établie ^ . Par vous-même aujourd'hui ne peut être aflbiblie; Et s'il m'écoute encor, Madame, sa bonté:
Vous en fera bientôt perdre la volonté.
36ii BRITANNICUS.
J'ai commencé, je vais poursuivre mon ouTrage.