ACTE IV, SCENE IT
NARCISSE.'
Burrhus ne pense pas, ÎSeigneur , tout ce qu'il dit :
Son adroite vertu ménage son crédit;
Ou plutôt ils n'ont tous qu'une même pensée :
Ils verroieBt,*pàr ce coup j leur puissance abaissée ;
Vous seriez libre alors , Seigneur ; et , devant vous ,
Ces maîtres orgueilleux âéchiroient comme nous.
Quoi donc ! ignorez-vous tout ce qu'ils osent dire?
<c Néron , s'ils en sont crus , n'est point né pour l'empire j
ce II ^e dit^ il ne Êiit que ce qu'on lui prescrit :
€C Burrhus conduit son cœur , Sénèque son esprits
<t Pour toute ambition , pour vertu singulière ,
« Il excelle à. conduire un char dans la carrière j
« A disputer des prix indignes de ses. mains; \
<c A se donner lui-même en spectacle aux Romains;.
<c A venir prodiguer sa voix sur un théâtre : .
« A réciter des chants qu'il veut qu'on idolâtre;
ce Tandis que des soldats , de moments en moments^
« Vont arracher pour lui des applaudissements. »
Ah î ne voulez-vous pas les. forcer à se taire?
NÉROK.
Viens , Narcisse : allons voir tîe que nous devons faire..