‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 245 sur 264 · BRITANNICUS, JUNIE · texte numérisé non relu

BRITANNICUS, JUNIE

BRITANNIO08.

ui , Madame ^ Nérôri ^ qui Pauroit ipu penser !

Dans son appartement m'attend pour m'einbraaser.

Il y fait de sa cx)ur inviter la jeunesse : - .

Il veut que d'un festin la pompe et rallé^resso

Confirment à leurs yeux la foi de nos serments ,

Et réchaufifent l'ardeur de nos embrassera ents*.

U éteint cet amour . source de tant de haine ;

* . . . '/lit '

Il vous fait de mon sort arbitre souveraine.

Pour moi , quoique banni du rang de mes aïeux ,

Quoique de leur dépouille il se pare à mes yeux y

Depuis qu'à mon amour cessant d'être contraire ,

D semble me céder la gloire de vous plaire ,

Mon coËur ^ Je Pavoùrai , lui pardonne en secret^

Et lui laisse le reste avec moins de regret.

Quoi ! je ne serai plusséps^ré de vos channes !

Quoi ! même en ce moment , je puis voir sans alarmes

Ces yeux que n'ont émus ni soupirs ni terreur ^

Qui m'ont sacrifié l'empire et l'empereur !

Ah ! Madame ! . . . . Mais quoi ! Quelle nouvelle crainte

Tient parmi mes transports votre joie en contrainte ?

BRITANNICUS. 591

lyoù vient qu'en m'éooutant , vos yeux, vos tristes yeux, A VQC de longs regards se toumefjit vers les cieux ? * Qu'est-ce que vous -craignez ?

Je Fignore moi-mêm^ :

Mais je crains.^ , .

BRITANNICUS

Vous m'aimez? . ,

Hélas ! si je vous aîme !

BRITANNICÙS.

Néron ne trouble plus notre félicité.

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