ACTE V, SCENE VIII. 4o
Son infidèle sang rejaillit sur Junie.
César, de tant d^objets en même temps frappé ,
Le laisse entre les mains qui Font enveloppé.
Il rentre. Chacun fuit son silence farouche :
Le seul nom de Junie échappe de sa bouche :
Il marche sans dessein : ses yeux mal assui^és
N'osent lever au ciel leurs regards égarés ;
£t l'on craint, si la nuit, jointe à la solitude,
Vient de son désespoir aigrir l'inquiétude ,
Si vous l'abandonnez plus longtemps sans secours ,
Que sa douleur bientôt n'attente sur ses jours.
Le temps presse : courez. U ne &ut qu'un caprice j
U se perdroit , Madame.
AGRIPPINE
n se feroit justice.
Mais, Burrhus, allons vo^ jusqu'où vont ses transports: Voyons quel changement produiront ses remords j S'il voudra désormais suivre d'autres maximes.
BURRHUS
Plût aux dieux que ce fût le dernier de ses crimes I