PREMIÈRE PRÉFACE
heures où Ton représentoit ses comédies:
Occepta est agi :
Exclamai , etc.
On pouvoit me faire une difficulté qu on
ne m\ point faite j mais ce qui est échappé aux, spectateurs pourra êtrô remarqué par les lecteurs : c'est, que je fais çntrer Junie
dans les vestales, où, selon Augu-rGelle, on
ne recevoit personne au-dessous de six ans, ni au-dessus de dix. Mais le peuple prend ici Junie sous, sa.protection; et j'ai cru quen considération de sa naissance, de «a vertu et de son malheur^ il pouvoit la dispenser dé Fâéé prescrit par lés lôix , comme il a dispienàfé' de l'âgé pour 'le consulat tant oe grands hommeâ tfuï" aVoient raéritié ce privilége. ^
. JEiifîri, je suis très-pèrsuadé qu'on me peui faire bien' d^autrés critiques , sûr lesquelles je îd'âurois d'autre parti à prendre que ceJui d'en .profiter à Tavépii^ Mais'jç plams ion le malheur d'un homme qui travaille p^^^ le public. Ceux qui voient le mieux nos ce-
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DE BRITANNICUS. 427
fauts ^ sont ceux qui les dissimulent le plus volontiers. Ils nous pardonnent les endroits qui leur ont déplu ^ en faveur de ceux qui leur ont donné du plaisir. Il n'y a rien au contraire de plus injuste qu'un ignorant : il croit toujours que l'admiration est le partage des gens qui ne savent rien. Il condamne toute une pièce pour une scène qu'il n'approuve pas. Il s'attaque même aux endroits les plus éclatants , pour faire croire qu'il a de l'esprit ; et pour peu que nous résistions à ses sentiments , il nous traite de présomptueux qui ne veulent croire personne , et ne songe pas qu'il tire quelquefois plus de vanité d'une critique fort mauvaise , que nous n'en tirons d'une assez bonne pièce de théâtre.
Homine imperito namquam quidqaam injusdui.