‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 47 sur 264 · A;CTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

A;CTE V, SCENE III

Ah! Madàjtiië,* îl est vrai que les dieux ennemis..,.

N^impute» ç[u'à vous seul la mort du roi mon frère,

Et n'en accusez point la céleste colère.

A ce comt>at fatal vous seiil Tavez conduit :

Il a cru vos conseils , sa- mort en est le fruit.

Ainsi de leurs flatteurs les rois sont les victimes :

Vous avancez leur perte ^ en approuvant leurs crimes ;

De la chute dès ,rois vous êtes les auteurs ;

Mais les xois , en tombant, entraînent leurs flatteurs.

Vous le vpyeaî, Créon, sa disgrâce mortelle

Vous est ftinestç autant qu'elle nous est cruelle :

Le ciel , en le perdant , s'en est vengé sur vous ,

Et vous ayez peut-être à pleurer comme nous.

• . . .CllÉOK.: .

Madame , je FaV-oue^ et les destins contraires

Me font. pleura deux fils , si vo]is pleure?^ deux frères.

":: ANTrGO.NE.

Mes frères et vos fils ! dieux ! que veut ce discours? Quelque autre qu'Etéocle à-t-il fini ses jours?

CRÉOîT. ■ *

Mais ne savez-vous pas cette Sfinglante histoire ?

ANTIGONE

J'ai su que Ppjynice a gagné la victoire , . Et qu'Hémon a voulu les séparer; en vainr

CRÉOK.

Madame > ce combat est bien p}us inhu,main«^

Vous ignorez encor mes pertes et les vôtres ; Mais , hélas ! apprenez les unes et les autres*.

•ANTIGONB-

Rigoureuse fortune , achève ton courroux.' Ah ! sans doute voici le dernier de tesf coups.

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